Britannicus

par

L’amour dans l’œuvre

S’agissant d’un tragédie de Racine, l’amour est au centre de l’histoire.

Premièrement, on a l’amour de Britannicus pour Junie. C’est un amour pur et exceptionnel, un amour permis (car en s’aimant, Britannicus et Junie n’offensaient jusque-là personne). Bien mieux encore, cet amour était destiné à exister, car l’Empereur Claude avait lui-même donné sa bénédiction à ce sujet ; comme le déclare elle-même Junie : « Son père me nomma pour l'objet de ses vœux. / Il m'aime ; il obéit à l'empereur son père… » Dès lors, Junie offre son cœur à Britannicus par amour pour lui, et se promet de ne se donner à aucun autre homme. Et Junie honore cet amour même après la mort de Britannicus. Par sa virginité de corps et d’esprit, elle décide de s’enfuir aux vestales.

Enfin, il y’a l’amour maternel d’Agrippine envers son fils Néron. Nul besoin de le préciser, Agrippine sans cesse nous rappelle de cet amour en évoquant de plus belle la manière dont elle a déshérité Britannicus au profit de Néron. Comme une mère qui fait passer en premier le bien-être de son enfant, Agrippine privilégie le bonheur de Néron au détriment du sien. A cause de cela, Néron « doit » à Agrippine son amour, comme le proclame Albine (à l’ouverture de la pièce, lorsqu’Agrippine attend de se faire recevoir par Néron.)

Inscrivez-vous pour continuer à lire L’amour dans l’œuvre >

Dissertation à propos de Britannicus