Britannicus

par

Néron

Néron est le fils d’Agrippine, et l’Empereur de Rome (au début et à la fin de la pièce). Il est décrit comme un roi « vertueux », juste et intègre. Il tient à cœur les problèmes de son peuple, et ne laisse pas les innocents être torturés par des injustices (cf. Acte IV, tirade de Burrhus). Depuis trois ans, il règne sur sa Rome comme un « père ».

Néanmoins, Néron a une faille. Il dépend énormément de sa mère, et se laisse contrôler par elle. En effet, Agrippine l’ayant aidé à accéder au trône, il se sent éternellement reconnaissant et n’arrive pas à se séparer d’elle, malgré le désir ardent qui constamment l’incite à vouloir le faire : «Et c'est pour m'affranchir de cette dépendance / que je la fuis partout, que même je l'offense, / Et que de temps en temps j'irrite ses ennuis, / afin qu'elle m'évite autant que je la fuis. Il essaie désespérément de faire comprendre à Agrippine qu’il est temps qu’elle se détache de lui, et qu’elle le laisse régner sur Rome en tant qu’Empereur : « Je n'eusse pris plaisir, Madame, à vous céder / ce pouvoir que vos cris semblaient redemander ; / mais Rome veut un maître, et non une maîtresse. » Acte IV, Scène 2. En refusant formellement de la recevoir un matin dans les cours de son palais, il espère pouvoir lui faire passer le message qu’elle semble s’obstiner à refuser de comprendre.

Cependant, Néron est aussi amoureux de Junie, la bien-aimée de son demi-frère Britannicus Son obsession pour elle est sans fin, un désir qu’il ne peut contrôler : « Depuis un moment, mais pour toute ma vie, j'aime,...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Néron >

Dissertation à propos de Britannicus