Britannicus

par

La soif de puissance

Ce thème de lecture est particulièrement mis en exergue à travers le personnage d’Agrippine. Femme possessive et avide de contrôle, elle entreprend tout pour faire gagner à son fils Néron le trône de l’empire romain, au détriment de son demi-frère Britannicus qui en était l’héritier légitime. Dès l’analyse première du personnage d’Agrippine, on se rend tout de suite compte qu’elle est assimilable à une tigresse avide de puissance. Ayant manigancé une fraude pour faire hériter Néron au détriment de Britannicus - fils légitime de l’Empereur Claude - ; Agrippine pense qu’il lui revient de droit d’avoir une place à la cour. Elle veut demeurer éternellement rattachée au succès de son fils et ne supporte pas d’être détachée de Néron ; spécialement après tous les sacrifices qu’elle a fait. Néron lui a toujours appartenu, mais celui-ci essaie désespérément de se séparer d’elle. Elle le remarque d’ailleurs lorsque Néron refuse premièrement de la recevoir dans sa cour et aussi lorsqu’il commence à prendre ses propres décisions : «…Junie, enlevée à la cour, Devient en une nuit l'objet de votre amour ; Je vois de votre cœur Octavie effacée, Prête à sortir du lit où je l'avais placée. Je vois Pallas banni, votre frère arrêté… » (Réplique d’Agrippine, Acte V Scène 2).

Tout pour elle est une question de position et d’appartenance au trône : «Quels honneurs dans sa cour, quel rang pourrais−je attendre ? » Ainsi donc, chaque action d’Agrippine est calculée, et tous ses faits et gestes convergent vers sa recherche de monopole du pouvoir.

Inscrivez-vous pour continuer à lire La soif de puissance >

Dissertation à propos de Britannicus