Britannicus

par

Les comportements malhonnêtes

Les conflits psychologiques dont sont victimes certains personnages dans Britannicus sont externalisés par leurs comportements malhonnêtes.

La malhonnêteté dans Britannicus est premièrement incarnée par le personnage de Narcisse. En tant qu’intendant de Britannicus, c’est à lui qu’il doit sa loyauté et non à l’ennemi, Néron. Loin d’appréhender cette notion, Narcisse se travestit en servant deux maitres. Il prétend être fidèle à Britannicus, mais s’en va par la suite dénoncer ses plans à l’empereur Néron. De plus, il monte tellement les personnages les uns contre les autres qu’en fin de compte on ne sait pas à qui il appartient réellement. Sa nature frauduleuse semble être le résultat de son égocentrisme, bien qu’on ne connaisse pas ses motifs réels.

La malhonnêteté dans l’œuvre est également exposée par le comportement d’Agrippine. Premièrement, elle place son fils Néron à la tête de l’empire de manière frauduleuse. Deuxièmement, lorsqu’elle offre son aide à Britannicus (cf. Acte I), on a de la peine à croire que ce geste serait bienfaiteur. Britannicus lui-même est sceptique quant à cette fameuse aide venant de la femme qui lui a dérobé le trône qui lui revenait de droit : « La croirai−je, Narcisse ? Et dois−je sur sa foi / La prendre pour arbitre entre son fils et moi ? / Qu'en dis−tu ? N'est−ce pas cette même Agrippine / Que mon père épousa jadis pour sa ruine… ? » Acte I, Scène 4. Ainsi, Britannicus reconnait sa nature dolosive, et se méfie d’elle.

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Dissertation à propos de Britannicus