Britannicus

par

Jean Racine

Chronologie

 

1639 : Jean Racine naît à La Ferté-Milon (aujourd'hui dans l’Aisne) dans une famille de notables. Sa mère meurt alors qu’il a deux ans, son père, un greffier, deux ans plus tard. L’orphelin est recueilli chez ses grands-parents paternels et entre aux petites écoles de Port-Royal. Puis à dix ans il devient le pupille de son grand-père maternel. Il fait sa rhétorique et ses humanités au collège de Beauvais avant de revenir étudier à Port-Royal où il compte parmi ses maîtres le grand auteur janséniste Pierre Nicole (1625-1695) et Jean Hamon (1618-1687), à la fois médecin et théologien janséniste. Le jeune homme ne découvrira le théâtre que sur le tard puisque le genre est banni de Port-Royal. Il termine ses études par deux ans de philosophie au collège d’Harcourt à Paris. Il est ensuite introduit à la vie mondaine par son cousin Nicolas Vitart et s’essaie à la composition de vers galants. Ainsi à vingt-et-un ans il écrit La Nymphe de la Seine, un poème encomiastique en hommage à la reine que l’académicien Jean Chapelain consent à retoucher. Il écrit aussi une première pièce, refusée par le Théâtre du Marais. En 1663 une Ode sur la convalescence du Roi lui vaut des gratifications royales.

1664 : Sa première tragédie, La Thébaïde, est jouée par la troupe de Molière au Palais-Royal, comblant le trou dans le programme créé par l’interdiction de Tartuffe, mais sans rencontrer le succès. Un bénéfice ecclésiastique en tant que prieur de l’Épinay, qui lui a été obtenu par son cousin en 1666, permet à Racine de se consacrer à l’écriture.

1665 : En revanche Alexandre le Grand, toujours sur la scène du Palais-Royal, rencontre un grand succès. Mais la pièce passe ensuite à la troupe de l’Hôtel de Bourgogne, où Floridor, le plus grand acteur tragique du temps, reprend avantageusement le rôle d’Alexandre. Suite à cette passe d’armes, Molière et Racine resteront définitivement brouillés.

1666 : Dans ses Visionnaires, l’ancien maître de Racine, Pierre Nicole, critique le théâtre et appelle les dramaturges et les romanciers des « empoisonneurs publics » selon une formule restée célèbre. Racine prend la critique pour lui et attaque ses anciens maîtres dans un pamphlet. Il restera brouillé pour plus de dix ans avec Port-Royal.

Inscrivez-vous pour continuer à lire  >


Dissertation à propos de Britannicus