Celui qui n'avait jamais vu la mer

par

Nostalgie de l’innocence d’une société préindustrielle

A. Une volonté de retour à l’origine du monde : la mer

 

Tout comme « Sindbad le Marin, […] ce fameux voyageur qui a parcouru toutes les mers que le soleil éclaire », Le Clézio voulait faire de Daniel, son personnage principal, un jeune garçon amoureux de la mer : dès les premières lignes du roman, l’auteur fait du héros un associé inséparable du monde marin qu’il interpelle en disant : « Viens ! Monte jusqu'ici, arrive ! Viens ! », et plus loin : « Il s'appelait Daniel, mais il aurait bien voulu s'appeler Sinbad, parce qu'il avait lu ses aventures dans un gros livre relié en rouge, qu'il portait toujours avec lui, en classe et dans le dortoir. En fait, je crois qu'il n'avait jamais lu que ce livre-là. Il n'en parlait pas, sauf quelquefois quand on le lui demandait. Alors ses yeux noirs brillaient plus fort, et son visage en lame de couteau semblait s'animer tout à coup » ; ou encore en écrivant : « Il allait à la même vitesse que la mer, sans s'arrêter, sans reprendre son souffle, écoutant le bruit des vagues ».

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Dissertation à propos de Celui qui n'avait jamais vu la mer