Chatterton

par

John Bell

C’est le père de famille, un homme terrifiant, redouté deses ouvriers, de ses enfants, de sa femme et même de son ami le Quaker, bienplus âgé et plus savant que lui. Le Quaker le considère comme « une espèce de vautour qui écrase sacouvée. » Pour tous, c’est un homme au « cœur d’acier », et il le démontre lorsqu’il fait renvoyerl’un de ses ouvriers (Tobie) qui s’est rompu le bras en travaillant.

Mais John Bell est indifférent face aux commentaires detous ceux qui le critiquent, car il se considère « juste selon la loi ». Il se dit un homme loyal, qui a acquistous ses biens de façon honorable. Il a durement travaillé pour occuper saposition. C’est la raison pour laquelle il réprimande ses vingt ouvriers quinon seulement font preuve de paresse, mais aussi le poursuivent pour demander laréintégration de Tobie. John Bell les exhorte au dur travail et à la persévérance,en tentant de les inspirer avec son propre parcours : « Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? Ai-jeacheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ?… n’ai-jepas donné l’exemple du travail et de l’économie ? Me suis-je montréparesseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et ildeviendra aussi riche que moi. » Malgré les conseils de son amipersonnel le Quaker, John Bell ne fait preuve d’aucune miséricorde envers sonemployé Tobie. Envers son épouse Kitty Bell, son autorité est implacable :« Ne fais-je pas travailler ma femme,moi ?… je veux qu’elle continue à diriger, du fond de ses appartements, cettemaison de plaisance, où viennent les lords… Cela me fait de bonnes relationsque j’utilise plus tard. »

On remarque ainsi que John est également un opportuniste,et ne laisserait jamais passer une chance de gagner un peu plus d’argent, carpour lui « Tout doitrapporter ». C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles il amis Tobie à la porte, car il diminuait peut-être la productivité avec son brascassé. Il est tellement calculateur que lorsqu’il réalise que Chatterton est unbourgeois de la cité, il souhaite se faire bien voir par lui en essayant del’amadouer par des traitements spéciaux : « Il faut lui louer un appartement plus beau et plus cher. »

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