Chatterton

par

Lord Beckford

C’est un ancien ami du père de Chatterton qui « passe pour le plus honnête homme et l’un des plus éclairés de Londres. » Son entrée en scène donne l’impression qu’il est l’instance la plus haute. Chatterton lui fait confiance et le décrit d’ailleurs comme la personne la plus influente d’Angleterre : « Le lord-maire est à mes yeux le gouvernement, et le gouvernement est l’Angleterre ». Et lorsqu’il met les pieds dans la maison des Bell, c’est John Bell lui-même qui le couvre d’éloges. Cependant, Lord Beckford humilie Lord Talbot et ses amis, qui n’arrêtent pas de se livrer aux plaisirs mondains et aux abus d’alcool.

 Bien que Chatterton se soit tourné vers Lord Beckford pour quelque rédemption, Lord Beckford ne lui apporte que la sombre nouvelle que tout le monde lui avait déjà fait entendre : la poésie n’est qu’une perte de temps, une plaisanterie de l’esprit : « Vous vous êtes amusé à faire des vers, mon petit ami, c’est bon pour une fois, mais il ne faut pas continuer. Il n’y a personne qui n’ait eu cette fantaisie. »

Pour lui, la solution à la situation de Chatterton est de lui trouver un travail, et c’est ainsi qu’il lui offre de devenir un valet dans sa résidence, travail payé cent livres sterling par an. Mais Chatterton préfère ne plus vivre, au lieu de se rabaisser à un travail aussi humiliant pour un poète comme lui. 

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