Comment être détective avec un sale gosse à garder

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On a souvent besoin d'un plus petit que soi

Les romans qui mettent en scène des enfants évoquent souvent la frustration qu'ils ressentent devant le pouvoir des adultes, plus forts et, dit-on, plus mûrs et plus sages. Comment être détective avec un sale gosse à garder ne fait pas exception à la règle. Les adultes décident, et les enfants obéissent. C'est logique et normal, sous peine de voir les enfants commettre bien des imprudences et donc de se mettre en danger. De plus, le père de Stéphanie n'est ni une brute ni un tyran, et Steph et Jesse bénéficient d'une liberté de mouvement certaine. Mais qui résout l'énigme ? Un adulte ? Non, deux jeunes adolescents et un enfant.

Steph et Jesse mènent leur enquête sans l’aide des adultes, et parfois malgré eux. Ils déplorent de ne pas être écoutés et de ne pas voir leurs avis pris en compte. Ah, si on les consultait plus souvent ! Cela dit, il est quelqu'un qui est encore plus victime de cet ostracisme, c'est Alex. C'est un garçonnet de cinq ans et à ce titre il n'a pas voix au chapitre des gens raisonnables. Pourtant, dès le tout début de l'aventure, il possède un élément clé : la montre où Ragnall a caché la puce électronique. Il a beau dire à sa mère et à la police qu'il a trouvé la montre dans le dossier du canapé, personne n'en fait cas. Il croit que les cloches de Pâques lui ont apporté ce cadeau et toute son histoire est mise sur le compte de son imagination. « Alex, […] pourquoi ne me l'as-tu pas dit ? » demande Milly. « Mais je l'ai fait ! » proteste Alex. Sa conclusion est sans appel : « À cinq ans, personne ne veut vous écouter. »

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