Comment être détective avec un sale gosse à garder

par

Stéphanie Diamond

« Douze ans. Sexe féminin. Détective privé. » C’estainsi que Steph se présente. Elle précise : « J’ai très exactementvingt-et-une taches de rousseur sur le visage » – signe de son attentionaux détails – et des cheveux « vraiment épais, frisés et touffus ».Elle est la fondatrice de l’agence de détectives Diamond et Kulniki, et c’estelle qui en est le chef. Elle est une lectrice passionnée de romans policiers,en particulier des œuvres d’Agatha Christie mettant en scène Hercule Poirot.Elle est la fille de l’homme qui dirige le grand camp de planteurs d’arbres oùse déroule l’action. À ce titre, elle est un peu la mascotte du camp, peuplépresque uniquement d’hommes rudes et durs à la tâche.

Bref, Steph est une héroïne à peineadolescente. Elle est dotée d’une curiosité insatiable, et quand elle a décidéquelque chose, il n’est pas question qu’elle abandonne. Les conseils demodération donnés par son associé et ami Jesse la freinent à peine, et sonenthousiasme la place parfois dans des situations délicates, comme quand elleest surprise à fouiller la tente de celui qu’elle appelle l’Homme desMontagnes, ou lorsqu’elle enferme Jake – en fait un policier – dans la cabanequi tient lieu de toilettes.

Cependant, elle ne se laisse pas découragerpar les remontrances des adultes, ni par le peu de cas qu’ils font de sesrecherches. C’est elle qui a le fin mot de l’histoire et qui, à la fin de durécit, rassemble chaque élément de l’affaire comme les pièces d’un puzzle,procède à quelques dernières déductions, et démasque la complice de Ragnall –Rebecca –, comme le fait Hercule Poirot à la fin de ses enquêtes.

Enfin, c’est une fille, et à ce titre, lesadultes lui confient le rôle de baby-sitter d’Alex. Elle est indignée par ce rôlequ’on veut lui faire jouer : n’est-elle pas une détective ? Nedevrait-elle pas être mieux considérée, et regardée comme quelqu’un qui faitavancer les choses et résout des problèmes ? Il lui faut toute sa volontéet toute son astuce pour réussir là où les adultes ont échoué. Même si elle estencore une enfant, le désir d’indépendance fait vibrer toute sa personne, etmême si à la fin du roman elle est prête à jouer les baby-sitters pour Alexlors de leur retour à Vancouver, c’est aussi parce que ce dernier lui a montréqu’il n’était pas qu’un garçonnet et lui a prouvé qu’il était aussi son « associéjunior, Alex Creely […] expert en mécanique ».

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