Effroyables jardins

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Le thème du rire

  1. Le rire tout au long du roman

Le comique est un aspect du roman qui, sans le laisser paraître, est partout. Il est dans les personnages, certes, qui se font clown d’un autre, mais aussi dans les situations, les mots, les gestes… Souvent, il est mêlé au tragique, au dramatique ou au pathétique. Tous les registres sont représentés. C’est ainsi que des personnages comme les soldats nazis sont tournés en ridicule de par leurs paroles ou leur manière de s’habiller (Gaston les appelle les « culotte de cheval »). Il s’agit donc d’une caricature de nature conventionnelle car avant tout culturelle. Le meilleur exemple de situation comique est celui de la mise en captivité des otages parmi lesquels Gaston et André. Tous quatre au fond du trou d’argile, André, en bon instituteur qu’il est, se met à calculer l’aire de leur étrange prison alors qu’il est à deux doigts de mourir : « Ton père avait arpenté le diamètre, grosso-modo, et calculé l’aire, avec pi 3,14 et tout le tremblement ». C’est une scène pleine d’ironie qui fait sourire, malgré son aspect tragique.

  1. Le personnage du clown

Ce personnage n’a pas de nom car il est mouvant et instable. On le retrouve à la fois dans Bernd mais aussi dans André et, finalement, dans le narrateur. Évidemment, le premier à porter le masque du clown, c’est Bernd, le soldat allemand. Il détend l’atmosphère à l’intérieur du trou avec des tours de jonglages ou des grimaces de clown (« zyeux de traviole et bouche en croupion »). Gaston dit « Jamais j’ai tant ri, ton père non plus, je le sais ». Finalement, le soldat est de leur côté. Il n’aime pas la guerre. Après leur...

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