Essai sur l'entendement humain

par

La table rase et les sensations : le fondement de l'empirisme

Locke rejette l'idée selon laquelle tout le monde, parce qu'il est humain, aurait la même notion, la même vision qu'un autre, de façon innée. Il nie donc les idées innées et file la métaphore de la table rase, de la feuille vierge pour illustrer sa vision de l'esprit humain à la naissance : '' Si j’avais affaire à des lecteurs dégagés de tout préjugé, je n’aurais, pour les convaincre de la fausseté de cette supposition qu’à leur montrer que les hommes peuvent acquérir toutes les connaissances qu’ils ont, par le simple usage de leurs faculté s naturelles, sans les secours d'aucune impression innée. Mais parce qu'un simple particulier ne peut éviter d'être censuré lorsqu'il cherche la vérité par un chemin qui l'écarte de la route ordinaire je proposerai les raisons qui m'ont fait douter de la vérité du sentiment qui suppose des idées innées dans l'esprit de l'homme''.

Il estime qu'il n'existe rien dans cet esprit humain avant que l'individu ne fasse son expérience : ainsi il nie la réalité des idées innées et prône la connaissance par l'expérience : ''supposons donc qu'au commencement l'âme est ce qu'on appelle une table rase vide de tout caractères, sans aucune idée quelle qu'elle soit. Comment vient-on à recevoir des idées ? À cela je réponds en un mot : de l'expérience. C'est là le fondement de toutes nos connaissances et c'est de là qu'elles tirent leur première origine'', l'origine première de toute connaissance est donc l'expérience. Selon Locke, l'être humain arrive sur terre en naissant avec un esprit vide, qu'il compare à la table rase. Ainsi...

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