Fahrenheit 451

par

Conclusion

La contre-utopie est l’art du paradoxe, de révéler la souillure derrière l’apparence d’utopie. En dévoilant l’horrible au sein de ce qui apparaît plaisant, on dénonce la volonté totalitaire de perfection, la volonté de tout organiser, qui ont à voir avec l’inhumanité. Ainsi on met en garde, on alarme la société contemporaine sur ses dérives, ses horreurs larvées. Fahrenheit 451 poursuit ainsi la grande tradition initiée par Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley ou 1984 de George Orwell.

Mais Fahrenheit 451 insiste spécifiquement sur l’importance du livre dans la société et la vie humaines. Si un livre est un objet imaginaire, pourquoi alors certains régimes politiques en auraient-ils peur ?Plus profondément, de manière philosophique, ce roman nous interroge sur la question du réel et le rapport entre la littérature et la vie. Ce qui fait la matière de la vie, ce qui fait qu’elle vaut la peine d’être vécue, ce qui permet le bonheur donc, est-ce mesurable, ou est-ce immatériel ? Et si les livres sont des objets explosifs, n’est-ce pas parce qu’ils réveillent la vie, là où l’homme veut parfois la contraindre, la limiter, l’emprisonner ? L’homme se nourrit de l’imaginaire, du spirituel, et Fahrenheit 451 aide à se souvenir que les livres empêchent les hommes de devenir « des ânes ou des imbéciles ».

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