Fahrenheit 451

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Résumé

Guy Montag est un pompier souriant. Il vit aux États-Unis dans un futur déjà lointain. Il aime son métier : brûler des livres à l’aide de son lance-flamme et du gros réservoir, la Salamandre, qui le suit en opération. En effet, les pompiers n’éteignent plus les incendies, puisque toutes les maisons sont recouvertes d’un enduit ignifugé. Maintenant, ils brûlent ce qui dérange, c’est-à-dire les livres. Un livre se consume à une température d’environ 233 degrés Celsius, soient 451 degrés Fahrenheit.

Il vit avec sa femme, Mildred, qui passe ses journées coupée du monde grâce à ses coquilles d’oreilles qui diffusent de la musique légère et des publicités. En dehors de cela, elle passe ses journées dans le salon, à regarder les trois murs transformés en écrans, car c’est là qu’elle retrouve ceux qu’elle appelle « la famille », des personnages de séries à l’eau de rose sans intrigue qui passent leur temps à se disputer, à discuter de tout et de rien mais surtout de rien. Son plaisir suprême, c’est regarder ces programmes en trois dimensions en compagnie de ses amies. Quand Montag rentre du travail, après une nuit de service à la caserne, elle est couchée, les coquilles sur les oreilles, le corps saturé de somnifères.

Montag travaille donc de nuit, sous les ordres du capitaine Beatty. Ses camarades et lui partent en opération détruire les maisons de ceux qui se sont rendus coupables de ce délit qu’est la possession de livres. Montag aime voir le pétrole jaillir de la lance et inonder les pages, il aime cette odeur du noir liquide, et il aime faire jouer son igniteur dans le but d’enflammer les pages des livres et la maison du coupable dans un incendie purificateur. Un sourire ne quitte jamais son visage lorsqu’il s’y adonne.

Il se croit donc parfaitement heureux, jusqu’au jour où il rencontre Clarisse McClellan, une jeune fille de 17 ans qui habite à côté de chez lui. Clarisse ne passe pas ses journées à fixer les murs-écrans du salon, elle ne s’enivre pas dans des courses folles en voiture à plus de 150 km/h ; Clarisse aime regarder la Lune, se promener, et frotter une fleur jaune sous le menton de Montag pour voir s’il est amoureux. Clarisse n’a rien d’une citoyenne typique, et cela étonne, puis fascine Montag. La jeune fille remet tout en question, gentiment, sans idée révolutionnaire, mais cela va loin parfois : c’est elle qui apprend à Montag qu’autrefois les pompiers éteignaient les incendies. Montag est stupéfait. Ce monde lisse où tout le monde semble heureux recèlerait-il des failles ?

Clarisse sent en Montag quelque chose de différent et elle n’a pas tort. Un jour, en effet, Montag engage la conversation avec un vieux monsieur, Faber, qui cachait un livre sous sa veste. Loin de le dénoncer, Montag prend le vieux monsieur en amitié. Quoi de plus étrange pour un pompier que de se lier d’amitié avec un lecteur ? De plus, Montag connaît avec Clarisse un plaisir qui ne lui est plus permis auprès de Mildred depuis bien longtemps, celui de la conversation.

Cependant, un événement horrible va bouleverser Montag : une nuit, au cours d’une intervention, une vieille dame, dénoncée par ses voisins, refuse de quitter sa maison et ses livres. Montag a juste le temps de dissimuler un livre sous sa veste, instinctivement, machinalement, quand la vieille dame met elle-même le feu au pétrole que les pompiers ont répandu. Ce soir-là, Montag bascule et commence à remettre en question le monde dans lequel il vit.

Le lendemain, il tombe malade et le capitaine Beatty vient le voir. Le gradé lui explique pourquoi les livres sont proscrits : ils font penser les gens et penser peut rendre malheureux. La société a, progressivement, réduit le message des livres à des résumés, puis à des slogans, et la majorité de la population s’en contente. D’ailleurs, au cours des années d’école, comment considérait-on celui qui lisait le mieux, répondait le mieux, pensait le mieux ? Il était le souffre-douleur de la classe, car on le jalousait. Les pompiers font donc œuvre de salubrité publique en protégeant la population des dangers de la dépression et de la mélancolie. Beatty invite Montag à rendre le livre dérobé dès le lendemain.

Ce discours ne fait que renforcer les convictions de Montag. Il fait fi des exhortations de Mildred qui l’adjure de brûler les livres – car il en a dissimulé d’autres – et entre en contact avec Faber, qu’il n’a plus revu depuis leur unique conversation. Une fois sa peur de la dénonciation surmontée, celui-ci confie à Montag un émetteur-récepteur qui lui permettra à lui, Faber, d’espionner les pompiers et leur modus operandi. De plus, il fera la lecture à un Montag émerveillé qui découvre ainsi le texte de la Bible.

Malheureusement, les choses ne vont pas se passer comme prévu. De retour à la caserne, Montag est appelé avec l’équipe, sous les ordres de Beatty, pour une nouvelle opération. Stupeur : la Salamandre s’arrête devant la maison de Montag ! C’est Mildred, sa femme, qui l’a dénoncé. Beatty en profite pour lui apprendre la mort de Clarisse, renversée par un chauffard. Montag est presque en état de choc quand Beatty lui donne l’ordre de passer sa propre maison au lance-flamme, ce qu’il fait. Une fois la maison réduite en cendres, Beatty harcèle Montag de ses moqueries : celui-ci tourne alors le lance-flamme vers le capitaine et le brûle à vif.

Montag est maintenant un criminel qui doit fuir. Il est poursuivi par le Limier, sorte de chien électronique spécialement programmé qui ne laisse jamais sa proie s’échapper et la tue en lui injectant un poison mortel. Montag parvient à revoir Faber, qui l’enjoint à fuir la ville et à trouver refuge vers les forêts en suivant les voies de chemin de fer abandonnées. Là il trouvera d’autres proscrits avec qui il pourra vivre. Pendant ce temps, la poursuite de Montag est organisée et montrée en direct à la télévision : le pays entier suit l’évènement alors que la guerre va éclater d’une heure à l’autre.

Montag parvient à échapper au Limier et rejoint un groupe de rebelles. Ce ne sont pas des guérilleros, mais des universitaires, des enseignants, des religieux, que la politique d’abrutissement de la population a réduits au chômage. La première chose que Montag apprend auprès d’eux est que le feu ne fait pas que détruire, il éclaire et il réchauffe. Ces doux résistants ne conservent pas les livres, ils les détruisent eux aussi, afin de ne pas se faire repérer quand ils se mêlent à la population, mais avant de les détruire, ils les apprennent par cœur pour les préserver. Chacun a un livre dont il a la charge. Montag sera chargé de l’Ecclésiaste et de l’Apocalypse.

C’est à ce moment-là que le groupe assiste au bombardement de la ville par l’aviation ennemie et à sa destruction complète. Demain, ils retourneront vers les ruines, porteurs du savoir et de la sagesse que les livres contiennent, pour aider les hommes à rebâtir un monde plus sage.

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