Gargantua

par

Les guerres picrocholines

Les guerres picrocholines constituent la seconde moitié du roman et sont un prétexte de plus pour Rabelais pour mettre en pratique les acquis de la pensée humaniste.

En effet, cette guerre oppose deux camps : les hommes de Grandgousier et les gens de Picrochole, un seigneur voisin. Cette bataille a pour point de départ une absurdité, un élément mineur qui dégénère tout au long des chapitres (d’où l’expression guerre picrocholine pour désigner une affaire qui fait grand bruit, partie de peu de choses). En effet, alors que les fouaciers de Picrochole rencontrent les paysans du fief de Grandgousier, ceux-ci proposent de leur acheter quelques-unes de leurs belles fouaces, dorées et moelleuses. Les fouaciers refusent et s’ensuit une bagarre qui aboutit à une déclaration de guerre par Picrochole à Grandgousier.

Les évènements marquants de cette guerre sont :

1. Le sac de l’abbaye de Seuilly, où les soldats de Picrochole tentent de saccager la vigne du cloître avant d’être stoppés par un moine en furie : frère Jean des Entommeures. Cet épisode nous révèle donc le personnage de ce moine aussi éloigné que possible de ce que peut être un moine à cette époque selon Rabelais, car il est « hardi, aventureux, délibéré, haut, maigre, bien fendu de gueule, bien avantagé en nez, beau dépêcheur d'heures, beau débrideur de messes, beau décrotteur de vigiles » et représente la vitalité et l’utilité dans toute sa splendeur.

Rabelais façonne ce personnage tout au long de l’œuvre, Gargantua et Grandgousier à ses côtés, faisant de lui un modèle de fougue et d’énergie brute finalement tempérées et donnant naissance...

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Dissertation à propos de Gargantua