Hamlet

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Dégoût du sexe et misogynie : Gertrude aux yeux de son fils

Une des caractéristiques les plus remarquables de la folie d’Ophélie est le fort contenu sexuel de ses chansons. Ce n’est que dans sa folie qu’elle peut donner libre cours à cet aspect réprimé de sa personnalité. L’on ne peut savoir si Hamlet et elle ont été amants dans le plein sens physique du terme (probablement pas), mais Shakespeare lui reconnaît une dimension sexuelle. Le dévergondage était d’ailleurs supposé être une prime caractéristique de la folie féminine à l’époque. Mais cette sexualité est placée en diagonale d’une autre : celle de Gertrude.

Les relations entre Claudius et Gertrude sont à coup sûr physiques, le doute n’est pas permis, et il est tout aussi certain que Gertrude y participe de son plein gré. Le dégoût que cela suscite chez son fils ne vient pas seulement de l’horreur que suscite chez lui l’image de sa mère couchant avec un autre homme que son père, mais du plaisir qu’elle y prend. Pensant en outre qu’une femme de son âge ne devrait plus avoir de désirs charnels, Hamlet est écœuré de la voir avec son oncle avant même de savoir que Claudius a tué son frère. Cet écœurement est tel qu’il en vient à colorer toute sa vision de genre féminin, et il vomit ses opinions quant à ce qu’il considère être leur prostitution généralisée au visage d’Ophélie.

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Dissertation à propos de Hamlet