Jacques le fataliste

par

L’amour comme manifestation indépendante de la volonté

Dans « Jacques le fataliste et son maître », l’amour tient une place principale. Le récit des amours de Jacques constituent la trame principale sur laquelle est brodée toute l’histoire.  Sans cesse interrompue, et revenant toujours, à la façon d’un refrain, ce récit est l’occasion d’un long détour qui va remonter jusqu’à la perte de virginité de Jacques. Outre les amours de Jacques, celles de son maître et de Mme de la Pommeraye tiennent une place importante.

Les amours de Jacques se prolongent l’un l’autre. Leur premier sujet de conversation pour faire face à l’ennui du voyage porte sur les amours de Jacques – « Jacques commença l’histoire de ses amours ». Elles ne paraissent pas initialement très passionnantes puisque « son maître s’endormit. La nuit les surprit au milieu des champs ». Pourtant cette attente du maître et les multiples reprises de Jacques vont constituer la trame du roman. La question « Eh bien Jacques, où en étions-nous de tes amours ? » intervient comme un leitmotive récurrent. Tantôt présentées de façon pathétique par le maître – « l’histoire de tes amours qui sont devenues miennes par mes chagrins passés » –, tantôt reprises sans préambule par Jacques – « J’en étais, je crois, au discours… » –, elle apparaissent come un recours contre les discussions oiseuses – sur les chevaux, sur les fourches patibulaires, sur les moins, sur la mort, sur le destin, sur la dispute à l’auberge du Grand-Cerf… Par les multiples interruptions qu’il subit, ce récit devient peu à peu essentiel au point que le maître voit dans les...

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Dissertation à propos de Jacques le fataliste