Jacques le fataliste

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Le fatalisme comme moteur de l’action dans « Jacques le fataliste et son maître ».

Pour Jacques, la conviction que tout est écrit ne sert qu’a justifier, a postériori ce qui s’est produit et non ce qui va se produire. Le fatalisme de Jacques n’exclut donc pas l’action face aux situations. Bien au contraire. Il recommande d’agir avec promptitude et de son mieux face aux événements puisque, « On ne sait jamais ce que le ciel veut ou ne veut pas, et il n'en sait peut-être rien lui-même. » Ainsi, à l’opposé de son maître, il exclut le recours à une prudence excessive puisque celle-ci d’après lui ne sert qu’à se trouver une consolation si les choses tournent mal. Il est donc d’une témérité porté par son fatalisme fondamental, qui, sans être folle, n’en reste pas moins peu ordinaire. En outre, le personnage de Jacques est un impassible qui contemple les choses et les faits en se faisant une raison. Et si d’aventure, il pensait à se départir de ce flegme, il aurait tôt fait de retrouver le chemin de sa nature profonde à la lumière de la sagesse de son dicton. Il se laisse généralement guider par un rationalisme souriant car,  « Faute de savoir ce qui est écrit là-haut, on ne sait ni ce qu'on veut ni ce qu'on fait, et qu'on suit sa fantaisie qu'on appelle raison, ou sa raison qui n'est souvent qu'une dangereuse fantaisie qui tourne tantôt bien, tantôt mal. » Il fait donc de cette raison le principe cardinal dirigeant ses actions et le bonheur (qui ne néglige nullement le plaisir sensuel qu’il justifie d’ailleurs), sa principale quête, puisque celui-ci est d’après lui la manifestation même de la sagesse. 

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Dissertation à propos de Jacques le fataliste