Jacques le fataliste

par

Me de la Pommeraye

Nous pouvons considérer ce personnage comme l’héroïne d’une histoire emboîtée et dont la narratrice n’est autre que l’hôtesse de l’auberge dans laquelle se sont arrêtés Jacques et son Maître pour se reposer. « Cette femme vivait très retirée ». Bien élevée, vertueuse et riche, Me de la Pommeraye a toutes les qualités pour plaire de nouveau. « C’était une veuve qui avait des mœurs, de la naissance, de la fortune et de la hauteur ». Veuve, donc, de son premier mari, elle n’a pas encore eu le temps faire le deuil de son mari qui, rappelons-le, ne l’a pas vraiment rendu heureuse du temps de son vivant, qu’un soupirant, et pas n’importe lequel, Le marquis des Arcis, essaie de s’approcher d’elle, lui faisant une déclaration d’amour, son but étant de l’épouser.

« M. des Arcis rompit avec toutes ses connaissances, s'attacha uniquement à Mme de La Pommeraye, lui fit sa cour avec la plus grande assiduité, tâcha par tous les sacrifices imaginables de lui prouver qu'il l'aimait, lui proposa même de l'épouser ».

Pas intéressée, et voyant que le marquis n’est pas prêt d’abandonner, elle met en place une ruse pour se venger, lui faire comprendre qu’elle ne veut pas de lui et enfin avoir la paix : Elle le fait tomber amoureux d’une prostituée qu’il finit par épouser.

 Le lecteur, ainsi que des critiques littéraires, se demanderont si Me de la Pommeraye avait raison de se venger pour une raison aussi banale. Et le but de l’intégration d’une telle histoire dans le récit principal était probablement, pour Denis Diderot, que le lecteur se pose justement cette question et y réfléchisse. L’auteur prend, en tout cas, la défense de me de la Pommeraye montrant qu’elle n’est pas aussi horrible, perfide et hypocrite qu’on aurait pu le croire au tout début de l’histoire (même Jacques pensera « Votre Mme de La Pommeraye est une méchante femme » et qu’il est primordial de connaître une personne avant de la juger.

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