L’énigme des Blancs-Manteaux

par

Nicholas Le Floch

Quand Nicolas Le Floch apparaît au lecteur, on apprend qu’il est « un tout jeune homme en habit noir et botté, le tricorne à la main. Il y avait chez lui, malgré sa jeunesse, quelque chose de religieux et de militaire. La tête haut levée, la chevelure brune rejetée en arrière ». Il arrive seul à Paris, lui provincial qui ne connaît personne ou presque.

Ce premier volume de la série nous fait découvrir un personnage qui, au fil des pages, devient un homme. Au début du roman, Nicolas Le Floch aime à rêver en regardant la mer, ses références sont les classiques latins, lui qui berce son cœur en songeant à d'improbables amours. Il ne renie pas ses origines et n'oublie jamais qu'il n'est qu'un enfant trouvé. Ses fonctions de représentant de M. de Sartine l'appellent à pénétrer les plus hautes sphères de la société de son temps, mais il aime à « faire une pause dans une guinguette du faubourg, face à un de ces plats canailles qu'il affectionnait. » Ce jeune homme est conscient de ses origines mais aussi de ses mérites. Il connaît sa place dans la société mais n'a pas l'intention de laisser un plus sot que lui l’usurper. Il compte bien établir sa place en ce monde mais n’a pas une ambition démesurée. Chose incroyable, il refuse même le rang et le titre auxquels sa naissance lui donne droit. Cette attitude est celle d'un esprit éclairé comme on en voit apparaître au siècle des Lumières. Son esprit est dominé par la raison. Il ne se laisse pas prendre au piège des apparences et utilise les éléments d'une scène de crime pour en percer les secrets. Cependant, les contraintes du métier de policier lui pèsent : « Le jeune homme...

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Dissertation à propos de L’énigme des Blancs-Manteaux