L’Épreuve

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Résumé

L’Épreuve est une comédie de Marivaux représentée pour la première fois en novembre 1740 au Théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain.

Comédie de l’écrivain français Marivaux, L’Épreuve met en scène les manœuvres de Lucidor, issu d’une riche famille bourgeoise, entreprises pour être certain de l’amour de celle qu’il aime et savoir s’il ne s’agit pas uniquement de matérialisme.

C’est ainsi que l’on voit arriver chez lui Frontin, son valet, à qui il a donné l’ordre de se déguiser en homme du monde. À son valet étonné de son projet, il explique qu’il va le présenter à sa bien-aimée, Angélique, comme un homme riche afin de se rendre compte si celle-ci l’aime assez pour refuser la demande de Frontin.

Mais ce dernier n’est pas sûr de la réussite du projet de son maître car selon lui Lisette, que Lucidor dit être au service de madame Argante, la mère d’Angélique, ne va pas manquer de le reconnaître puisqu’il lui a déjà conté fleurette.

Lucidor achève de le convaincre et s’irrite quand Frontin essaie de lui faire entendre raison en lui parlant de mariages plus avantageux que sa future union avec Angélique. En effet, Lucidor aime Angélique et il est persuadé qu’il s’agit d’un sentiment partagé.

Frontin ne semble pourtant pas disposé à jouer le jeu, de peur de réellement plaire à Angélique et ainsi de dévaloriser son maître aux yeux de celle-ci. Toutefois, Lucidor s’entête et va même trouver une autre bonne raison à son entreprise un peu plus tard après le retrait de Frontin. En effet, Maître Blaise, un fermier du village, est venu le voir pour lui demander de convaincre Mme Argante de lui accorder la main de sa fille car il l’aime et pense également que c’est réciproque. Lucidor ne manque donc pas d’annoncer au fermier qu’il compte offrir la main d’Angélique à un homme fort riche « qui ne veut précisément épouser qu’une fille de campagne » pour exprimer sa reconnaissance à elle et à sa mère puisqu’elles ont pris soin de lui durant sa maladie.

Maître Blaise s’emporte tout en évoquant les « cinq bonnes mille livres » qui auraient pu être siennes si le mariage se faisait, à quoi Lucidor rétorque qu’il lui en offre douze mille s’il en épouse une autre et ne l’empêche pas de demander Angélique en mariage. Maître Blaise, ravi, n’y voit là aucune malice de la part de Lucidor et il est même prêt à se prosterner à ses pieds, considérant qu’il agit réellement en prince.

Il accepte donc le marché : il demandera Angélique en mariage autant que le prétendu riche ami de Lucidor, se montrant toujours aussi empressé de l’épouser. Et si Angélique accepte sa proposition, il ne touchera pas les douze mille francs. Le voici donc espérant, paradoxalement, qu’Angélique sera encline à refuser sa demande.

Au cours de leur entretien, Lucidor demande avec tact à Maître Blaise de s’enquérir des sentiments d’Angélique le concernant si jamais elle devait refuser de l’épouser lui. D’ailleurs, il ne manque pas de lui conseiller de se rabattre sur la suivante, Lisette, après le refus de la fille de Mme Argante, et surtout pas avant.

Et alors que Lisette vient, Maître Blaise est fort content d’entendre par celle-ci qu’Angélique n’éprouve aucun sentiment pour lui. En effet, Lucidor a déjà annoncé à Lisette que son ami comptait épouser sa jeune maîtresse. Cela dit, Maître Blaise insinue à Lisette qu’il serait tout de même heureux de se marier avec Angélique tandis que Lucidor lui réitère son projet.

Au départ de Lucidor, Maître Blaise se permet tout de même de faire des compliments à Lisette tout en lui annonçant, voyant arriver Angélique, qu’il compte également, à celle-ci, « toucher un petit mot d’affection ».

Par la bouche de Maître Blaise, Angélique apprend donc que Lucidor veut la marier à une personne du monde qui n’a pas encore de nom. Maître Blaise n’oublie pas, aussi, de lui rappeler qu’il est amoureux d’elle, ce à quoi Angélique répond qu’elle ne s’intéresse aucunement à lui.

Avant de partir, Maître Blaise demande quand même à Angélique d’y réfléchir. Mais l’on peut rapidement conclure, à la conversation qu’elle a avec Lisette, qu’elle espère que le parti que Lucidor veut lui présenter soit en réalité lui-même, Lucidor.

Ainsi, comme Lucidor veut s’enquérir de « l’état de son cœur », Angélique lui fait savoir qu’il ne contient rien à part de amitié. D’ailleurs, elle affirme que ceux qui lui font la cour perdent leur temps.

En s’avançant ainsi, Lucidor commence à entrevoir les sentiments qu’Angélique pourrait ressentir pour lui, celle-ci lui disant même ce qu’il vent entendre en annonçant : « Ce n’est pas là le principal » à propos de la fortune de celui qui voudrait l’épouser. De plus, en décrivant ce mystérieux mari à son image, il ne manque pas d’obtenir l’approbation de la jeune femme qui s’exclame : « je l’aime autant que vous, ni plus ni moins. »

Toutefois, Lucidor ignore qu’Angélique pensait qu’il parlait de lui-même. Ainsi, quand il revient lui présenter enfin le faux prétendant, elle manque de se trouver mal. Elle est peinée ; on lui montre le portrait d’une personne qu’on veut également qu’il épouse à Paris et elle lui rend, courroucée, son présent de noce.

De son côté, Lisette pense avoir reconnu Frontin mais celui-ci s’y prend assez bien pour la convaincre de sa méprise. Toutefois, Lisette aurait aimé que ce soit Frontin car elle sait qu’il l’aimait. Néanmoins, s’il ne s’agissait pas de Frontin, Lisette pense se rabattre sur Maître Blaise. Par conséquent, elle interroge Maître Blaise à propos de ses sentiments mais il semble lui-même dans l’incertitude, tenu par l’accord qu’il a conclu avec Lucidor.

Cependant Lucidor semble être allé trop loin car Mme Argante menace de déshériter Angélique si elle n’épouse pas le supposé richissime fiancé de Paris.

Pourtant, Angélique signifie son refus à ce dernier, et affirme à Lucidor qu’il est possible qu’elle aime un homme du village, Maître Blaise affirmant qu’il s’agit sûrement de Lucidor.

Mais pour se venger, Angélique déclare qu’elle aime Maître Blaise qui projette toutefois de se fiancer avec Lisette, comme il l’a convenu avec Lucidor.

Par la suite, Lucidor avoue sa feinte à Angélique et demande sa main à sa mère qui y consent tout à fait alors que Frontin n’a pas pu saisir l’occasion de faire de Lisette son épouse.

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