L’Épreuve

par

Angélique

C’est la fille de Mme Argante. Elle est décrite comme une fille « si aimable », ayant « tant d'honneur et tant de vertu en elle », et dotée d’un « caractère si distingué ». Bien qu’elle soit une fille de village, elle se trouve être une femme indépendante, et elle le prouve d’ailleurs à Lucidor quand tout le monde semble vouloir la forcer à épouser Frontin : « il ne faut pas croire, à cause de vos rares bontés, qu'on soit obligé [...] de se donner au premier venu que vous attirerez de je ne sais où [...] pour m'épouser sur votre parole [...] je suis fort reconnaissante, mais je ne suis pas idiote. »

L’amour d’Angélique pour Lucidor est en réalité un amour pur et véritable, et elle n’a jamais cessé de le lui démontrer. Lorsqu’il était malade elle a pris soin de lui, après sa guérison elle continuait à le voir, elle lui fit même un bouquet de fleurs car elle sait qu’il les aime ; elle lui déclare ouvertement qu’elle ne s’inquiète point des jeunes gens du village qui lui font la cour, car pour elle « Ils perdent donc bien leur temps. ». Elle va même encore plus loin en lui faisant une sorte de déclaration d’amour subtile : « Je ne me souciais d'aucun quand vous êtes venu ici, et je ne m'en soucie pas davantage depuis que vous y êtes, assurément. » Mais malgré tous ces indices, Lucidor n’arrive toujours pas à croire qu’elle est réellement amoureuse de lui. Ainsi, il lui offre des bijoux, mais gentiment elle les décline : « il ne fallait point de bijoux, c'est votre amitié qui est le véritable. » Et ceci était pour Frontin la preuve ultime de sa pureté d’esprit.

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Dissertation à propos de L’Épreuve