L'Éthique

par

Les passions

L’auteur distingue deux types de passions : celles qui sont actives et celles qui sont passives. Les passions actives sont celles qui libèrent l’homme de cette prédestination qui le prive de sa connaissance. La liberté de l’homme réside donc dans sa capacité à rejeter les mauvaises passions. Les passions actives nous montrent la route du bonheur dans la mesure où elles nous apprennent à vivre selon la raison. Cette dernière accroît notre connaissance de la nature, connaissance que nous dérobons à cette dernière par le biais des passions actives. La raison nous apprend à rechercher les choses utiles et nécessaires. Bien que les passions représentent un danger de prime abord, elles n’attaquent la raison humaine et ne l’amoindrissent que si elles sont mauvaises. L’auteur nous enseigne que la sagesse de l’homme passe par l’acceptation de son appartenance intégrante à la nature.

En définitive, nous pouvons dire que « L’Éthique » est un ouvrage riche et complexe. Sa complexité structurelle n’enlève rien à son accessibilité. La causticité de cet essai, si nous pouvons nous permettre de véritablement le catégoriser ainsi, est évidente. Spinoza y expose son système sous forme d'un ensemble de définitions, d'axiomes et de démonstrations. Selon lui, la connaissance que le sage peut acquérir de Dieu doit le conduire à la béatitude. Cette conception spinozienne nous amène à nous interroger sur la relation que nous avons avec Dieu. Avons-nous seulement une vision fataliste ou cherchons-nous à rompre toute prédestination ? Cette question doit nous permettre d’ajuster notre démarche philosophique si nous voulons atteindre la sagesse et la béatitude.

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Dissertation à propos de L'Éthique