L'Etranger

par

La souffrance et la mort

Dans L’Etranger, Camus parle du paradoxe entre l’angoisse de mort et le désir effréné de vivre. Meursault, personnage principal, expose sa faiblesse humaine devant la mort, malgré son caractère autonome et indépendant tout au long du roman. En effet, multiples inquiétudes traversent son esprit quant à ce que l’on peut ressentir aux heures avoisinant la mort. Et tout comme Meursault fut victime de cette avalanche d’émotions fragiles et incontrôlables, l’auteur le fut aussi. En effet, depuis 1937 Camus souffrait d’une maladie pulmonaire qui menaçait d’être fatale. Ceci dit, il avait lui-même ressenti ce que c’était d’être aux portes de la mort, et c’est ainsi qu’il transféra ces émotions-là à son personnage principal. Le paradoxe de la personnalité de Meursault – entre forte personnalité et faiblesse humaine face à la mort – nous démontre que nul homme sur terre ne peut résister au désir ardent de s’accrocher à sa vie, lorsqu’il est sur le point de la perdre.

Heureusement, la fin de l’œuvre laisse apparaître une forme possible de bonheur, de conciliation de ces deux positions. C’est dans la contemplation lucide du monde et de lui-même que Meursault finit par trouver le bonheur, c’est au seuil des portes de la mort qu’il reconnait enfin la société dans laquelle il ne pouvait jamais réellement exister.

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Dissertation à propos de L'Etranger