L’Île au trésor

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Résumé

Nous sommes au milieu du XVIIIe siècle. Au sud-ouest de l’Angleterre, non loin du port de Bristol, vit le jeune Jim Hawkins dont les parents tiennent une petite auberge sur la côte. Il mène une vie paisible, quand un jour un étrange personnage se présente pour prendre pension en la personne d’un marin odieux qui se fait appeler Capitaine. De son vrai nom Billy Bones, il passe ses journées à boire du rhum, en quantité impressionnante, et jure, blasphème, menace… En outre, quand l’envie lui prend de raconter ses aventures, il impose le silence à tous et les clients de l’auberge se voient obligés de subir ses récits. Ajoutons qu’il aime chanter à pleins poumons une vieille rengaine où il est question d’un trésor, d’un coffre, d’un mort, et évidemment de rhum. Ce triste personnage est pourtant habité par la peur : il a chargé Jim de surveiller les alentours et de le prévenir si un individu, un marin unijambiste, vient à l’auberge et le demande.

Un jour, c’est un aveugle qui se présente et menace Bones : il lui a été attribué une « tache noire », symbole qui exprime une condamnation par ses anciens compagnons de fortune. La peur et le rhum ont mené Bones aux portes de la mort et une attaque le foudroie alors que l’aveugle et une bande de loups de mer patibulaires tentent de s’en prendre à l’auberge et au coffre qui constitue le seul bien du Capitaine. Or, Jim a eu le temps de l’ouvrir et y a trouvé, entre autres, une carte, celle d’une île située bien loin, au-delà des mers. Il la montre au magistrat local, le docteur Livesey, et au chevalier Trelawney, lesquels comprennent immédiatement que la carte indique l’emplacement d’un trésor caché au cœur d’une île lointaine, celui du fameux Capitaine Flint dont Bones était un compagnon. Les deux hommes décident de monter une expédition en quête du butin du flibustier. Jim sera bien sûr du voyage.

C’est le chevalier qui se charge d’organiser la chose : il affrète une goélette, L’Hispaniola, qui sera menée par le capitaine Smollet. Surtout, il engage un maître coq – un cuisinier – haut en couleurs : un ancien marin, un tavernier de Bristol unijambiste qui a parcouru les sept mers et dont le verbe est affable et attirant. Long John Silver, c’est son nom, va aider le chevalier à former un équipage ; comment ne pas faire confiance à ce gaillard qui a toujours le bon mot à la bouche et la pipe au bec ? Il gambade sur sa jambe unique, aidé d’une béquille, avec une stupéfiante aisance, et quand il ne raconte pas quelque histoire au parfum de sel marin, c’est son perroquet, Capitaine Flint, qui prend le relais. En effet, Silver a longtemps navigué avec l’authentique Capitaine Flint et ne s’en cache pas. L’équipage est bientôt formé, et L’Hispaniola met le cap vers l’aventure. Le début du voyage se passe bien, malgré une visible réticence de Smollet concernant son équipage, en lequel il place une confiance modérée. De plus, nul n’ignore que l’on s’est embarqué pour une chasse au trésor ; aussi, quand l’île apparaît à l’horizon, tout change. D’obéissant et bon enfant, l’équipage devient sombre, et Smollet sent que la mutinerie gronde. Seule la bonhomie de Silver semble calmer les marins. Mais Jim surprend une conversation entre Silver et un matelot : il s’avère que le cuistot unijambiste est l’âme de la révolte, et va être le cœur de la mutinerie. Jim court avertir Livesey, Trelawney et Smollet.

La révolte éclate une fois l’équipage à terre. Là, deux marins fidèles à Smollet sont tués, et leur cri avertit Livesey, Trelawney et Smollet, restés à bord, du drame qui se joue. Sur l’île, Jim s’est dissimulé et fait une étrange rencontre, celle d’un homme dépenaillé, sale, qui se présente ainsi : il se nomme Ben Gunn, il était un compagnon du Capitaine Flint et a été abandonné sur l’île par ses compagnons. Il offre ses services à Jim et ses amis s’ils acceptent de le ramener ensuite en Angleterre. En parallèle, Livesey, Trelawney et Smollet décident de quitter le navire et s’installent dans un petit fortin dressé là, où ils pourront, avec l’aide de leurs domestiques, tenir un siège en règle face aux mutins. Effectivement, les révoltés donnent l’assaut, en vain, et les deux camps doivent bientôt compter leurs morts. De plus, Smollet est grièvement blessé. C’est dans ces circonstances que Jim s’éclipse et s’empare du petit esquif fabriqué par Gunn. Il prend la mer, navigue tant bien que mal vers L’Hispaniola désertée par les mutins qui n’ont laissé que deux hommes à bord. Jim tranche l’amarre qui ancrait le navire et la goélette part à la dérive. Puis il saute à bord et constate que les deux marins de garde, O’Brien et Hands, se sont battus. O’Brien est mort, et Hands, blessé et soigné par Jim, feint de vouloir aider le jeune homme : il lui indique comment échouer L’Hispaniola à l’abri des pirates mais tente de le tuer. Jim se défend et le tue.

De retour à terre, Jim court vers le fortin mais trouve la place occupée par les pirates menés par leur nouveau capitaine, Silver ; il tombe entre leurs griffes. Les mutins veulent lui faire un mauvais sort mais Silver le sauve de justesse. En fait, celui-ci a compris que son affaire est mal engagée : ni lui ni ses compagnons, hommes stupides et généralement à moitié saouls, ne pourront mener la goélette sans aide. De plus, il a négocié un arrangement avec le docteur Livesey, qui vient chaque jour soigner les pirates blessés. Enfin, il sait que la potence l’attend s’il perd la partie. Aussi veille-t-il à se ménager une issue et fait de Jim un allié. Les autres pirates ont beau lui attribuer une tache noire décidée en conseil plénier, peu lui importe, il les convainc que le trésor est à deux pas. D’ailleurs, le chevalier Trelawney lui a donné la carte de Flint ! Ce dernier point intrigue Jim, qui ne comprend pas pourquoi le chevalier s’est dessaisi d’une pièce si importante. Mais il va bientôt être éclairé sur cette affaire.

Silver entraîne sa bande de forbans sur la piste de l’or. Ils suivent les indications de la carte, arrivent à deux pas du but, quand une voix se fait entendre : c’est le Capitaine Flint qui les menace ! Les marins superstitieux tremblent, mais Silver les détrompe : ne reconnaissent-ils pas la voix de Ben Gunn, leur vieux compagnon ? De toute façon, il ne craignait pas Flint de son vivant, pourquoi le craindrait-il une fois mort ? La bande se rue à l’emplacement indiqué… et découvre un vaste trou, vide. On les a devancés ! Cette fois, les pirates veulent faire payer à Silver et à Jim leur déconvenue, et il s’en faut d’un rien qu’ils ne soient écharpés : des coups de feu retentissent. Ce sont Livesey, Gunn et un marin fidèle qui sont venus à la rescousse et nombre de pirates sont touchés : ils ne sont plus que trois valides, qui s’égaillent comme moineaux. Et le trésor ? C’est Gunn qui l’a découvert, déterré et mis en lieu sûr. Jim et ses amis n’ont plus qu’à le transférer sur L’Hispaniola, et vogue le navire, direction l’Angleterre. Les trois pirates sont abandonnés sur l’île, avec de la poudre et des provisions. Et Silver ? Bien que Livesey, Trelawney et Smollet le tiennent pour un fieffé coquin, il tire son épingle du jeu et, puisqu’il a protégé Jim, repart sur la goélette. Il s’enfuit néanmoins dès la première escale, et nul doute qu’il saura se sortir d’autres mauvais pas. Quant aux autres, c’est en riches loups de mer qu’ils rentrent chez eux. Ils mèneront dorénavant une vie paisible. Jim, pour sa part, se jure bien de ne jamais retourner sur l’île au trésor, où il a connu la peur et bien failli mourir.

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