La Mort d’Ivan Ilitch

par

Prascovie Fédorovna Golovine

C’est la veuve d’Ivan Ilitch. C’est une femme noble et de bonne famille. Lorsqu’elle rencontra Ivan (dans sa jeunesse), elle était « bien apparentée, charmante, jolie, et tout à fait comme il faut. » Mais la description que Tolstoï fait d’elle à la mort de son mari (c’est-à-dire après au moins 17 ans) est une toute autre chose. Il la présente comme « une femme petite et grosse, qui, malgré tous ses efforts, allait en s’élargissant depuis les épaules jusqu’à sa base ». Ceci serait peut-être une indication de son inaptitude à contrôler ses plaisirs physiques, tels que la gourmandise par exemple.

 

Prascovie est considérée comme une femme insensible et égoïste. Elle n’écoute ni ne répond aux besoins de son mari, et elle exige de lui bien plus qu’il ne peut lui apporter. Comme le déclare Tolstoï : « Tout ce qu’elle faisait, c’était dans son intérêt à elle ». Lorsque son mariage avec Ivan se dégrade, elle le blâme et fait de lui le fautif : « Prascovie Fedorovna accusait son mari de tous les malheurs survenus dans leur nouvelle résidence. » Elle contredit toutes ses décisions dans le seul but d’amener une dispute : que ce soit au sujet du nouvel emploi d’Ivan, de leur nouvelle résidence, ou même de la meilleure éducation pour leurs enfants, Prascovie n’est pas satisfaite. À cause de sa personnalité, leur vie de famille est un véritable chaos, dans un état de tumulte permanent. Leurs moments de paix et d’amour sont extrêmement limités, car les querelles occupent d’emblée leur quotidien.

Et lorsqu’Ivan tombe malade, elle pense premièrement qu’il fait semblant de l’être, tellement elle ne lui fait pas confiance : « Prascovie Fedorovna était convaincue, et elle le disait à tout venant et à Ivan Ilitch lui-même, que cette maladie n’était qu’un nouveau moyen choisi par son mari pour lui gâter l’existence. ». Contrairement aux collègues d’Ivan dont on ne connaît pas les motifs réels, Prascovie, elle, se sert de sa raison pour se consoler de la mort de son époux : « Je trouve que ce serait de l’hypocrisie de ma part de dire que le chagrin m’empêche de songer aux affaires pratiques. ». C’est sur ce ton qu’elle aborde les affaires financières dont elle souhaiterait discuter avec Piotr, à savoir l’argent du Trésor qu’elle devait s’approprier à la mort de son mari. C’est elle qui narre à Piotr les derniers jours de son mari.

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