La Mort d’Ivan Ilitch

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Résumé

La Mort d’Ivan Ilitch est une nouvelle del’écrivain russe du XIXème siècle Léon Tolstoï, publiée en 1886. Elle porte surla mort d’Ivan Ilitch, le 4 février 1882. Ivan était un magistrat de province,conseiller à la Cour d’appel, âgé de 45 ans. Ses collègues apprennent son décèsalors qu’ils profitent d’une suspension d’audience dans le cabinet d’IvanEgorovitch Schebek ; ils lisent alors le journal où la femme du défunt, PrascovieFedorovna Golovine, s’est exprimée.

Fedor Vassilievitch et Piotr Ivanovitch faisaient partiedes « amis les plus intimes » d’Ivan. Ils paraissent très touchés parcette disparition, mais ils se mettent à envisager leur propre avenir, avec lasuccession au poste d’Ivan désormais vacant. Tous les deux comme les autresamis d’Ivan se rendent à l’enterrement et expriment leur soutien à l’égard desa veuve.

 

Le récit se découpe en deux parties, la période avant, etla période après la chute d’Ivan, qui après une certaine ascension etl’acquisition d’une réputation respectable fait les frais d’une descente auxenfers terrible.

Ivan Ilitch vient d’une famille où l’on devient hommes deloi de père en fils ; son père était dans le droit, Ivan et l’un de sesdeux frères étudient à leur tour le droit, tandis que le plus jeune a viteabandonné ses études. Son premier poste est « fonctionnaire en missionextraordinaire auprès du gouverneur », que son père l’aide à obtenir. IvanIlitch se considère comme un homme qui a réussi dans la vie, fier d’avoir puconserver un certain équilibre entre sa vie professionnelle, des connaissancesparmi le grand monde et une joie de vivre quoi qu’il arrive. Ivan Ilitch seconsidère donc un homme épanoui et sérieux.

Au bout de cinq années à avoir exercé en tant quefonctionnaire, Ivan Ilitch devient juge d’instruction. Ce poste lui permetd’étendre considérablement son cercle de pouvoir et de faire de nouvellesconnaissances ; il se sent important et influent, il « sentait quetous sans exception, même les plus grands personnages, les plus importants, lesplus orgueilleux, dépendaient de son bon vouloir. » Ce poste de juged’instruction étant mieux rémunéré que sa précédente fonction, Ivan bénéficied’un meilleur niveau de vie et peut déménager.

Deux ans plus tard, il rencontre Prascovie FedorovnaMickel, une femme considérée comme « la plus attrayante et la plusspirituelle » dans la classe sociale à laquelle il appartient. Elle estbelle, elle a bonne réputation parmi la haute société, Ivan décide de se marieravec elle.

 

La deuxième partie de la nouvelle débute lorsquePrascovie tombe enceinte : cet heureux événement a compliqué leursrelations, ponctuées de jalousie, de caprices, et de scènes de ménage de plusen plus fréquentes. Pour ne plus y penser et compenser, Ivan Ilitch se renfermedans son travail, devient de plus en plus ambitieux et passe moins de tempsavec sa femme pour ne pas avoir à souffrir de l’ambiance délétère de leurfoyer, où naissent Lisa, puis plus tard Vladimir.

Ses efforts finissent par payer et Ivan devient trois ansplus tard substitut du procureur. Cela fait bientôt sept ans qu’Ivan est dansla même région, et il va être muté vers une autre localité, où, malgré lahausse de ses revenus, leur niveau de vie baisse du fait du coût de la vie.

Ivan et sa femme ont des relations de plus en plustendues, ce qui empire avec le fait que les enfants grandissent et qu’il fautprendre des décisions pour leur éducation.

Toujours très investi dans son travail, Ivan espère unenouvelle promotion et est très déçu en apprenant que le poste de président dutribunal d’une grande ville universitaire a été donné à un autre. Frustré, Ivanvoit ses relations se détériorer avec la hiérarchie. Loin de se décourager,Ivan s’investit encore plus et finit par obtenir un poste encore plus élevé, cequi le rassure et ramène également une certaine quiétude au foyer familial.

Mais Ivan rencontre d’autres soucis, des problèmes desanté qui vont influer de plus en plus sur son humeur et le rendre irritable.Les lourds traitements qu’il doit suivre n’y changent rien, les douleurs sonttoujours aussi intenses, Ivan souffre et connaît des moments difficiles.

S’ensuit une longue agonie, Ivan sentant la mort serapprocher ; il y fait face, essayant de se maintenir tant qu’il le peut.Il découvre que l’image flatteuse qu’il avait toujours voulu renvoyer de lui necorrespond à ce qu’il est au fond : il est déçu, dégoûté des autres.

Il passe par une période de désespoir, puis est pris parun sentiment de pardon. Il réconcilie l’image qu’il avait de lui-même avec laréalité moins glorieuse, fait la paix avec lui-même et retrouve une certainesérénité, pardonnant à son entourage, notamment à sa femme, et prenant la mortavec une certaine philosophie : « Et la mort ? Oùest-elle ? » Il chercha son ancienne peur et ne la trouva plus.« Où était-elle ? Quelle mort ? Il n’y avait pas de peur, parcequ’il n’y avait pas de mort ».

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