La Nuit du Renard

par

August Rommel Taggert

L’« occupant de la chambre 932 » de l'hôtel Biltmore est un individu solitaire, au comportement asocial, à la personnalité double. August Rommel Taggert est l'archétype du méchant. Les seuls sentiments qu'on le voit éprouver sont un amour malsain envers ses victimes et la frustration qu'il ressent quand cet amour n'est pas payé de retour. De plus, s'il semble dénué de pitié envers ses victimes qu'il fait souffrir et séquestre dans des conditions épouvantables ; il aime les tuer, se repaît de leur agonie, et va jusqu'à les photographier au moment de leur mort en enregistrant sur cassette leurs derniers instants. Pour compléter ce tableau peu plaisant, précisons qu'il est prêt à tuer des centaines de personnes dans un attentat que rien ne justifie sinon son égocentrisme maladif, en détruisant au passage un monument historique. Bref, il est détestable. Le lecteur, à moins d'être lui-même un psychopathe, ne risque pas de s'identifier à lui.

Mary Higgins Clark brosse son portait à grands traits, elle décrit un homme qui a toujours mené une vie minable dans laquelle il n'a pas trouvé de bonheur. Aussi loin qu’il se souvienne, il n'a éprouvé que frustration. S'il choisit cette pièce oubliée au cœur de la plus grande gare ferroviaire des États-Unis, c'est parce qu'il y a travaillé comme plongeur, emploi qu'il juge dégradant et qui lui a fait haïr les plus privilégiés que lui. Autrefois, il n'était qu'un laveur de vaisselle chargé des basses besognes. Tout a changé maintenant : « Ici, il était le maître, l'organisateur. »

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Dissertation à propos de La Nuit du Renard