La Nuit du Renard

par

Sharon Martin

Écrivain et journaliste, issue d’un milieubourgeois, c’est une jolie jeune femme « avec un corps mince et élancé desportive » ; « Un chignon lâche retenait sur sa nuque des cheveuxcouleur de miel. » Elle milite pour l’abolition de la peine capitale auxÉtats-Unis, ce qui dans les années 70 était une position des plus originales,propre à lui valoir l’hostilité de ses contemporains, ce qui dénote chez elleun certain courage.

Un jour, au cours d’un débat télévisé, ellerencontre un adversaire touchant car meurtri dans sa chair, Steve Peterson. Ilssont immédiatement attirés l’un vers l’autre et entament une relation amoureuseintense. C’est à cause de cette relation qu’elle est enlevée par Renard, quis’acharne sur Steve en lui ôtant ce qu’il a de plus cher au monde, son fils etla femme qu’il aime. Quand Neil et elle se retrouvent enfermés dans la piècesordide des sous-sols de Grand Central Station, elle garde son sang-froid, faittout son possible pour apaiser le petit Neil qui souffre d’asthme. Elle essaiede manipuler Renard en flattant son ego surdimensionné, elle supporte lesprivations et la douleur physique, et c’est elle qui libère Neil. Certes, c’estSteve qui la sauve des griffes de Renard en train de l’étrangler, mais c’est leseul personnage principal (avec Renard) qui s’efforce, tout au long du roman,de ne pas subir l’action. Elle lutte, réfléchit, anticipe, alors qu’elle estaux premières loges de la souffrance, et ce n’est pas par hasard. Lesprotagonistes femmes sont légion chez Mary Higgins Clark, et elles ont engénéral de fortes personnalités, ne cédant jamais au découragement ni à lapanique sous le déluge de drames les accablant. Sharon Martin ne déroge pas àcette règle.

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