La Peste

par

Bernard Rieux

Le docteur Bernard Rieux lutte sans repos contrela peste durant les dix mois de l’épidémie. Il est décrit comme un hommerelativement jeune et costaud, les épaules fortes, le visage « presquerectangulaire », l’air déterminé. Il ne perd jamais son sang-froid et accepteavec un certain fatalisme résigné les ravages de la maladie.

Face à la mort imprévue de son ami et collègueTarrou en un temps où la peste semble avoir été vaincue, et apprenant plus tardla mort de sa femme partie pour une cure hors de Oran, Rieux reste en apparenceimpassible. Pour lui, la souffrance et la mort font partie du quotidien d’unmédecin ; la peste lui enseigne qu’elles peuvent aussi faire partie duquotidien de tout homme.

Accusé d’abstraction et d’insensibilité parRambert, il fait comprendre au lecteur que cette abstraction est nécessaire etinévitable quand on se préoccupe non pas de quelque intérêt privé, mais de lavie de centaines de personnes. Il apparaît ainsi comme un héros solitaire etimpuissant face à la peste, mais qui se consacre néanmoins entièrement à satâche honorable. Cependant, il n’a pas la prétention de l’héroïsme : « Je n’ai pas de goût, je crois, pourl’héroïsme et la sainteté. Ce qui m’intéresse, c’est d’être un homme. »

Par sa détermination, il parvient inconsciemment àrassembler autour de lui un grand nombre d’infirmiers bénévoles, dont l’actionest organisée par Tarrou.

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