La Peste

par

Un roman allégorique

Au cœur d’un récit à la fois réaliste et fantastique, la peste prend la valeur d’une allégorie. Pour les personnages pauvres, les rats agonisants qui déambulent dans les rues sont l’image de la misère et de la faim ; pour le prêtre Paneloux, il s’agit d’une punition divine ; pour le lecteur averti, il pourrait tout aussi bien s’agir de l’allégorie du nazisme, de la guerre ou de l’Occupation. Quel que soit le fléau auquel on identifie la peste, la peur qu’elle suscite appelle à la réflexion. Au cours de la narration, l’auteur se permet plusieurs apartés faisant référence aux autres tragédies de l’humanité : « Les fléaux, en effet, sont une chose commune, mais on croit difficilement aux fléaux lorsqu’ils vous tombent sur la tête. » Tous ont en commun le fait qu’au début on n’y croit pas et qu’on les refuse, comme la bêtise, la guerre ou la mort. La peste est la représentation imagée des grandes tragédies ; en effet, une allégorie s’avère presque nécessaire pour parler de la mort ou de la guerre qu’un esprit humain n’est pas toujours prêt à assimiler, comme le rappelle Albert Camus dans un monologue

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