La Peste

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Résumé

LaPeste est un roman écrit par Albert Camus enjuin 1947. Le récit prend place dans la décennie des années 1940 dans la villed’Oran (Algérie française). Le roman est en fait une sorte de chronique de lavie quotidienne des habitants durant une épidémie de peste qui frappe la villeet la coupe un temps du reste du monde.

 

Partie I

Le récit débute à Oran, un jour d’avril1944. Le personnage principal, le docteur Rieux, découvre un cadavre de ratdevant sa porte dans sa résidence. Le concierge, monsieur Michel, croit à unemauvaise plaisanterie d’enfants qui jouent à déposer des cadavres de rats dansl’immeuble. À midi, Rieux raccompagne son épouse à la gare. Elle est malade etva se faire soigner dans une ville non loin. Quelques jours après, une agencede presse et un journal informent les populations : on recense plus de sixmille rats morts dans la ville le même jour. De là naît une angoisse dans lapopulation. Des gens commencent à critiquer les services de la ville en seplaignant de la saleté qui pourrait favoriser cela. Puis peu de temps après lenombre de rats morts se réduit et les rues de la ville redeviennentpropres : tout le monde est rassuré.

Le concierge M. Michel tombe maladequelques jours après. Le docteur Rieux essaie alors de le soigner mais son étatempire rapidement de façon grave. Rieux s’avoue totalement impuissant et nepeut pas le sauver. Le concierge meurt de cette maladie, personne ne sait dequoi, d’un mal qui semble en tout cas incurable.

Rieux est ensuite sollicité par Grand,un employé de la mairie. Ce dernier vient d’empêcher un homme, M. Cottard, dese suicider.

Rapidement, le nombre de morts augmentede façon inquiétante dans la ville. Rieux consulte des confrères médecins pour avoirleurs avis et tenter de comprendre ce qui se passe, parmi lesquels le vieuxCastel. L’un de ces médecins confirme les soupçons de Rieux : c’est lapeste qui frappe la cité. Rieux va alors devoir, difficilement, prévenir laville et demander à l’administration de prendre les mesures nécessaires pourlutter contre l’expansion de la maladie : la ville est alors fermée, les entréeset sorties sont très restreintes pour éviter la propagation du mal.

 

Partie II

La ville se retrouve dans une sorted’isolement. Les habitants sont enfermés, confinés, et ont peur de tombermalade et de souffrir. Les comportements changent, étant données lescirconstances exceptionnelles et inconnues. Le narrateur dit d’ailleurs :« la peste fut notre affaire à tous ». 

Les gens de la ville sont isolés parrapport aux autres villes du pays, mais aussi dans la ville elle-même :ils doivent rester chez eux, éviter le contact des autres. Les problèmes decommunication croissent car les gens ne se voient plus aussi souvent, onn’arrive pas à savoir comment vont les autres, etc.

À la fin du mois de juin, Rambert, unjournaliste parisien qui s’est séparé de sa compagne, propose à Rieux de veniravec lui pour rentrer à Paris. Rieux refuse et l’incite à rester. On découvreen outre que Cottard, l’homme suicidaire, a l’air de se satisfaire étrangementdu malheur collectif qui frappe la ville. Les habitants d’Oran essaient tantbien que mal de composer avec les problèmes que posent la séquestration et lasolitude forcée et de les compenser par des bonheurs simples et matériels. 

M. Grand, l’employé de mairie avec quiavait parlé Rieux, écrit un livre, du moins il essaie. En effet, il passe sontemps à en réécrire la première phrase.

Le père Paneloux, l’abbé de la ville,considère pour sa part ce fléau qu’est la peste comme l’instrument du châtimentde Dieu et appelle la population à réfléchir aux raisons de cette punitioncollective qui les frappe.

À côté de cela on découvre Tarrou, lefils d’un procureur et étranger à la ville. Il tient dans ses cahiersquotidiens sa propre chronique de l’épidémie. Il dit ne croire qu’en l’êtrehumain et décide de se joindre à Rieux pour l’aider à mettre en place unservice sanitaire pour la ville. Rambert les rejoint aussi rapidement.

 

Partie III

Elle traite rapidement de la partieestivale de l’année, dont la chaleur favorise les tensions et aggrave le cas dela ville : l’épidémie s’étend encore. On ne compte plus les victimes, il ya trop de morts pour pouvoir les enterrer dignement : ils sont jetés dansla fosse commune de la ville au grand dam des familles qui se plaignent de cetraitement proche de celui des animaux. La ville est sous tension et la policeest obligée de réprimer les soulèvements, les révoltes et les pillages. Laplupart des magasins sont fermés, les habitants tombent dans une situation quine pourra durer longtemps.

Puis les habitants se résignent etattendent, sans espoir particulier, de sortir de cette épidémie meurtrière.

 

Partie IV

La partie suivante retrace la situationpendant l’automne, de septembre environ à la fin du mois de décembre. Rambert,à qui l’on a proposé de quitter Oran, a refusé et décide de rester aider laville. Il se dit prêt à tout pour lutter avec Rieux et Tarrou afin de les aiderau service sanitaire.  Mais le moralbaisse, à l’instar de celui de Rieux lorsqu’il est confronté dans son cabinet àl’agonie d’un jeune enfant (le fils du juge Othon). Il se rend compte de lasouffrance terrible des malades et le fait qu’il ne soit qu’un adolescent, sijeune, le bouleverse.

Rieux est donc troublé, tout commel’abbé Paneloux qui commence à perdre les idées qu’il avait concernant lapunition divine dont il avait parlé : on sent ici une critique de l’Églisequi tente de justifier les malheurs par des méfaits humains alors que c’est lascience qui devrait permettre de les expliquer et de lutter contre eux.

L’abbé se retranche alors dans sasolitude et dans la foi. Il meurt peu de temps après, le crucifix dans la mainplaqué sur la poitrine sans avoir demandé à être soigné.

Tarrou et Rieux redécouvrent le bonheurde la vie normale en allant se baigner à la mer pour un bain d’automne, bienque cela ne soit pas long. On en arrive à Noël, date autour de laquelleM. Grand tombe malade : tout le monde pense qu’il va y passer.Étrangement, il guérit grâce à un nouveau sérum. On assiste aussi au retour desrats, vivants cette fois.

 

Partie V

L’action reprend au début de l’annéecivile en janvier : la maladie recule, le fléau perd du terrain.Cependant, des morts continuent à être comptés : Othon, puis Tarrou, quimeurent au domicile de Rieux, sous ses yeux malheureux. Tarrou  confie alors ses carnets à Rieux afin qu’ilpuisse conserver sa chronique – on sent alors le parallèle avec le roman.

Depuis que l’information de larégression de la peste a été annoncée, l’attitude de Cottard a changé, ildevient de plus en plus fou et est arrêté par la police après une crise dedémence. Rieux apprend que sa femme vient de succomber à la maladie.

Le roman finit à l’aube d’une matinée ensoleilléede février. Le confinement est terminé, les portes de la ville sont rouverteset les habitants sont libérés de chez eux. Tout le monde savoure la libertéaprès cette dure épreuve, mais la mort de nombre d’entre eux leur a faitcomprendre à quel point la vie humaine est fragile et complexe – le narrateurparle d’une maladie « qui les a confrontés à l’absurdité de leur existenceet à la précarité de la condition humaine ».

On apprend l’identité du narrateur : c’estRieux qui a voulu relater ces événements avec la plus grande objectivitépossible. Il sait que le virus de la peste peut revenir un jour et appelle à lavigilance.

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