La prisonnière

par

Françoise

Françoise : elle est la cuisinière et domestique de la famille du narrateur à Paris. Bien que ses origines paysannes fassent d’elle quelqu’un de relativement simple, voire parfois rude et directe, elle ne manque jamais de petites attentions envers le narrateur, bien moins envers Albertine qu’elle déteste pour son côté frivole et compliqué. Elle la trouve trop pauvre pour le narrateur et craint qu’elle ne le fasse souffrir un jour. Le narrateur le savait, s’en rendait bien compte : « et, comme disait Françoise, qui employait beaucoup plus le féminin que le masculin, étant plus envieuse des femmes, cette charlatane. Même, comme Françoise, à mon contact, avait enrichi son vocabulaire de termes nouveaux, mais en les arrangeant à sa mode, elle disait d’Albertine qu’elle n’avait jamais connu une personne d’une telle perfidité, qui savait me tirer mes sous en jouant si bien la comédie ».

Le narrateur craint par ailleurs que cela n’explose un jour, que Françoise ne laisse trop voir sa haine envers Albertine : « il était si tard que, dès le matin, je recommandai à Françoise de marcher bien doucement quand elle aurait à passer devant sa chambre. Aussi Françoise, persuadée que nous avions passé la nuit dans ce qu’elle appelait des orgies, recommanda ironiquement aux autres domestiques de ne pas éveiller la Princesse. Et c’était une des choses que je craignais, que Françoise un jour ne pût plus se contenir, fût insolente avec Albertine, et que cela n’amenât des complications dans notre vie. Françoise n’était plus alors, comme à l’époque où elle souffrait de voir Eulalie bien traitée par ma tante, d’âge à supporter vaillamment sa jalousie ».

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Dissertation à propos de La prisonnière