La prisonnière

par

L’écriture de Proust, sa vision de la société, et l’homosexualité

Comme dans tous les romans faisant partie de « À la recherche du temps perdu », Proust traite du thème qui lui était cher de la sexualité, mais surtout de l’homosexualité des personnages, notamment Albertine, questions que l’on retrouvera aussi dans « Sodome et Gomorrhe » d’un point de vue masculin, et évidemment dans Albertine disparue pour les relations supposés d’Albertine avec d’autres femmes : en effet, le narrateur essaie d’organiser le quotidien de manière à ce que Albertine ne puisse sortir, et ne puisse entrer en contact avec d’autres femmes, surnommées des « Gomorrhéennes », dont il sait qu’elles ont des tendances homosexuelles comme Saint-Loup. Il craint qu’elle puisse être séduite par d’autres hommes, mais craint encore plus qu’elle puisse être séduite par des femmes, sa jalousie n’est pas du même genre. En effet, le narrateur pense comme la bourgeoisie de son époque, et voyait dans l’amour la seule relation hétérosexuelle, ce qu’il considérait comme naturel et « normal », ce qu’il nomme la loi de la vie, bien qu’il sache que cet amour cause des peines : « L’accouplement des éléments contraires est la loi de la vie, le principe de la fécondation, et comme on verra, la cause de bien des malheurs. » Cela ne l’empêchera pas de souffrir énormément en apprenant la liaison d'Albertine avec une autre femme, suite à une dispute très violente.

Proust, qui est élevé dans un milieu bourgeois, dans la mondanité parisienne, et les bonnes mœurs, un milieu cultivé, est particulièrement marqué par un monde d’adulte féminin autour de lui, et si au début il se destinait plutôt à des études de droit, pour...

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