La prisonnière

par

Mme Verdurin

Mme Verdurin : elle est une riche femme, bourgeoise, belle, bien établie, qui gère d’une main de maitre son salon à Paris. Cela représente une sorte de haut lieu de la bourgeoisie de la capitale, et le narrateur s’y rend régulièrement. L’été cela se passe à Balbec, où elle loue une maison en Normandie.

Elle sait s’entourer, par son charme et son ambition, de personnalités intéressantes, de pouvoir, d’artistes, pour attirer le monde à son salon, et d’en faire un incontournable. Elle est aussi calculatrice et ne supporte pas de perdre des fidèles à son salon, estimant qu’il n’y a que des personnes de haute importance et de valeur qui viennent. Elle déteste la faiblesse, et est peu charitable, elle est jalouse de ce qu’elle n’a pas et fait toujours son maximum pour paraître la plus belle possible. Elle est comme une chef de clan, et se permettra de punir Swann d’être invité à d’autres salons et de connaître d’autres personnalités dans la capitale. « Mme Verdurin aimait vraiment les habitués, les fidèles du petit clan, elle les voulait tout à leur Patronne. Faisant la part du feu, comme ces jaloux qui permettent qu’on les trompe, mais sous leur toit et même sous leurs yeux, c’est-à-dire qu’on ne les trompe pas, elle concédait aux hommes d’avoir une maîtresse, un amant, à condition que tout cela n’eût aucune conséquence sociale hors de chez elle, se nouât et se perpétuât à l’abri des mercredis. »

Elle est également antisémite, et étonnamment elle est aussi dreyfusarde, surnommée la patronne, son mari est surnommé le patron bien qu’il soit totalement effacé derrière la personnalité de son épouse,...

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Dissertation à propos de La prisonnière