La Religieuse

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Résumé

Suzanne Simonin est forcée parses parents d’entrer contre son gré au couvent. Après que la jeune femme eut confiéà sa mère l’intérêt que lui portait le promis de sa sœur aînée, le prétexte estsaisi pour la placer au couvent de Sainte-Marie. Mais c’est en réalité pourexpier la « mauvaise conduite » de sa mère que la décision est prise,Suzanne étant une enfant illégitime. La jeune femme espère en sortir après lemariage de ses deux sœurs, mais elle reçoit la visite du père Séraphin quicherche à la convaincre de rentrer définitivement dans les ordres. Bouleversée,la jeune femme sollicite un entretien avec la mère supérieure pour défendre soncas mais cette dernière insiste et l’encourage aussi vivement à prendre l’habit.Par dépit, la jeune femme accepte ce qui lui apparaît comme son sort.

Suzanne se retrouve alors plongéedans une vie d’enfermement, d’hypocrisie et de violence sourde. Lorsqu’un jourelle découvre une des religieuses qui avait tenté de s’échapper, enchaînée etprisonnière de sa cellule, rendue presque folle, elle décide de ne jamaisprononcer ses vœux. Mais c’est sans compter sur la pression incessante que safamille et le couvent font peser sur elle. Face à sa résistance, elle est enferméedans sa cellule, coupée du reste du monde. Lasse de cette claustration, Suzanneannonce qu’elle va prononcer ses vœux. La cérémonie est alors organisée dans laplus grande discrétion.

Au matin du grand jour, Suzannese trouve dans un état de passivité et d’abattement extrême. Tout le mondes’affaire autour d’elle, la prépare. Incapable ne serait-ce que de marcher,elle se fait porter pour entrer dans la salle de cérémonie. En réponse auxquestions, Suzanne dément alors être présente de son plein gré, allant jusqu’àrefuser de prononcer les vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance. Elle estimmédiatement enfermée à clé dans sa cellule où elle reste isolée pendant tout unmois, jusqu’à ce qu’un jour, sa mère vienne la chercher et la ramène à lademeure familiale.

Avide d’échanger et d’expliquerson geste, Suzanne se voit rejetée par sa mère, qui ne lui accorde aucunetendresse ni compréhension, mais fait preuve de rancœur et d’amertume.  Décision est prise de l’enfermer dans sachambre, avec interdiction de sortir, sauf pour la messe et les jours de fête.Toute entrevue avec ses parents lui est refusée.

Six mois passent et Suzanne découvre,par l’entremise du père Séraphin, la vérité sur les conditions de sa naissance,et donc la raison pour laquelle sa mère la méprise autant. Elle implore alorsen vain sa mère de lui révéler qui est son vrai père, ce à quoi celle-ci répondqu’il n’est plus. C’est à la suite de cet enchaînement de découvertes que Suzanneécrit à sa mère pour lui annoncer qu’elle s’abandonne au sort qu’on lui aréservé.

Elle est alors conduite àLongchamp où elle fait la connaissance de la supérieure de Moni, une femme decœur. La bonne relation que Suzanne entretient avec elle lui permet d’appréhenderavec douceur son noviciat. La supérieure l’aide également, par un soutien sansfaille et des prières, à la faire avancer dans sa foi. Néanmoins, peu avant lacérémonie du serment de Suzanne, la supérieure annonce avoir pour sa part perdusa foi, laissant ainsi sa protégée affronter seule ses tourments. Puis ellemeurt, ainsi que les parents de Suzanne.

La nouvelle supérieure qui prendles rênes de l’établissement, la sœur Sainte-Christine, a une manière trèsdifférente de diriger : elle aime en effet à persécuter. Parce qu’elleavait voulu rompre ses vœux, Suzanne devient le bouc émissaire de cettenouvelle supérieure, subissant des harcèlements nombreux et continuels. Elledoit, entre autres, renouveler sa prise d’habits et ses vœux, et elle est forcéeà jeûner. Suzanne finit par entamer un procès contre la communauté, ce quiattise la haine de Sainte-Christine. Son amie, sœur Ursule, l’accompagne etcompatit tant et si bien qu’elle en meurt. Si elle perd initialement sonprocès, Suzanne obtient finalement, et grâce à maître Manouri, son avocat, sontransfert au couvent de Sainte-Eutrope, près d’Arpajon.

Toutefois, si la vie s’y révèle enapparence plus douce, d’autres souffrances attendent Suzanne, car la supérieurede ce couvent, Mme ***, s’avère être une femme dont la sexualité et lasensualité ont pris le dessus sur la piété et la chasteté. Elle se prend depassion pour Suzanne, provoquant la jalousie d’une autre sœur appelée Thérèse.

Suzanne intente un nouveau procèscontre le couvent de Longchamp afin que lui soit restituée sa dot, conservéeaprès son transfert – procès qu’elle finit par gagner. Parallèlement, Suzannefait part à son confesseur, le directeur de Sainte-Eutrope, P. Lemoine, desattentions spéciales que lui accorde la supérieure. Celui-ci les condamne et laconvainc de fuir la supérieure. Ayant eu vent de cette confession, Mme *** faitrenvoyer le directeur, mais Suzanne refuse désormais ses avances et ses caresseset la supérieure sombre dans un état de folie. Dom Morel, le nouveau directeur,est au courant de la situation de Suzanne et compatit. À la mort de lasupérieure, Suzanne est accusée de l’avoir ensorcelée. Dom Morel l’enjoint às’enfuir, ce qu’elle fait.

Puis l’on découvre que cettelettre qui raconte son histoire a pour but de demander un emploi au marquis deCroismare – personnage historique, objet de la mystification de Diderot et deses amis qui est derrière ce courrier –, car seule et sans ressources, Suzannedoit désormais gagner sa vie. La liberté a un prix.

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