La république

par

Le rapport entre politique et raison

Nous avons vu que pour l’auteur, la cité idéale ne s’obtient pas en établissant un gouvernement que l’on estime être composé « des meilleurs » sélectionnés sur des critères liés aux aptitudes physiques.

Selon Platon, l’idéal d’institution sociale à atteindre serait la cité juste, dans laquelle les gouvernants règneraient de manière raisonnable et conforme à la morale. Or, pour parvenir à un tel objectif, l’homme doit travailler lui-même à devenir juste, car une cité juste ne peut être faite qu’à partir d’hommes juste. Ainsi, pour obtenir une entité politique dans laquelle la justice règnerait en maîtresse absolue, c’est tout d’abord un travail sur les hommes eux-mêmes qu’il faut opérer. De même manière, cette réforme politique n’est qu’un antécédent au travail sur l’âme elle-même. C’est de cette façon que Platon montre que politique et raison sont inextricablement liées, et ne peuvent être dissoutes, qu’œuvrer pour le bien et la justice d’une cité passe tout d’abord par une entreprise de création d’hommes moraux. En effet, la justice, au-delà de la simple signification humaine du mot qui consiste à établir des règles au sein de la cité, règles supposées profiter au bien de l’institution citoyenne en elle-même, détient une valeur beaucoup plus universelle. La justice morale doit s’incarner dans les hommes de manière à élever ceux-ci spirituellement, à tendre le plus possible vers l’Idée de la Justice.

 

Ainsi, la justice qui établit des lois, récompense et châtie serait une justice purement terrestre, or, le but de tout...

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