La république

par

Une cité trop idéale

Si Platon nous livre une description de la cité idéale et énonce les lignes de conduite qu’elle doit suivre, par le biais des hommes qui la gouvernent et l’habitent, il explique également de quelle façon doivent en apparence, vivre et être éduqués les citoyens de cette fameuse ville. En effet, il tombe d’accord avec son interlocuteur Glaucon au livre IV sur le fait qu’une cité idéale se définit par son développement commun à tous les citoyens, que chacun doit être acteur du tout que forme cette ville. « Tous les citoyens doivent, un chacun, être appliqués à une tâche pareillement une, celle à laquelle la nature de chacun le prédestine, de manière que chacun, s’acquittant d’une tâche unique, celle qui est la sienne, ne risque pas de devenir plusieurs hommes, mais n’en soit qu’un, et que, de la sorte, la Cité, dans son ensemble, se développe comme un être unique, non comme plusieurs. »

 

Platon ayant décrit les hommes comme étant les « gardiens du troupeau », il semble sous-entendre ici que les femmes et les enfants n’en font pas partie, puisqu’ils ne peuvent participer à la direction de la cité. Cependant, en assimilant les hommes à des gardiens, il met en avant l’image du chien de garde, or, la femelle de celui-ci se comportera de manière tout à fait semblable à son mâle. Platon affirme donc qu’il est donc nécessaire et vital de leur trouver une manière de participer à la vie de la cité de manière morale et constructive, de la même façon que les hommes eux-mêmes y participent.

Ainsi, il adopte un point de vue novateur en affirmant que la même éducation doit leur être confiée, puisqu’elle mènera les individus des deux...

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