La république

par

LIVRE I : CRITIQUE DES IDÉES ADMISES SUR LA JUSTICE

Introduction

Dans La République et à travers la voix de son maître Socrate, Platon vise à répondre à deux questions. « Que-ce que la justice ? » et « Pourquoi devrions-nous être justes ? ». Le Livre I met en place ces défis. Socrate s’engage à une conversation avec le vieux Céphale à la fête des Bendidies. Ils discutent sur les ennuis de la vieillesse. Le bien suprême que procure la fortune est de ne pas être tenté d’être malhonnête. Mais selon l’opinion de Céphale : la justice consiste-t-elle à « dire la vérité et payer ses dettes » ?

 

Critique des définitions courantes de la justice

Plusieurs définitions ont été attribuées à la justice par les philosophes de l’époque. Simonide, par généralisation de celle de Céphale insiste que juste est de « rendre à chacun ce qu’on lui doit ». Par amendement de la précédente, nous devons « faire du bien à ses amis et du mal à ses ennemis ». Les critiques qui se font ainsi des définitions sont :

1re critique (analogie justice/art) : toutes les techniques sont plus utiles que la justice.

2e critique (analogie justice/art) : l’homme qui sait être juste sait aussi être le plus injuste.

3e critique : qui sont les vrais amis et les vrais ennemis ?

            Ce qu’ils conclurent des définitions précédentes est : faire du bien à l’ami bon et du mal à l’ennemi méchant. Pourtant, faire du mal aux méchants les rend pires ; l’homme juste ne doit faire du mal à personne.

 

Discussion de la thèse de Thrasymaque

            Thrasymaque, le sophiste, intervient, révolté contre la méthode suivie.

 

1) Exposé et critique de la thèse sophistique : la justice est l’intérêt du plus fort

·              Exposé de la thèse

·              1re tentative de réfutation : Ce que les forts instituent n’est pas toujours à leur avantage. Car le fort n’est fort qu’en tant qu’il ne se trompe pas sur son avantage.

·              2e tentative de réfutation : Toute technique est faite à l’avantage de ce sur quoi elle s’exerce et qu’elle domine. Comme il est exprimé dans l’ouvrage, toute technique procure l’avantage de celui qui l’exerce, et en redéveloppement de la thèse : l’injustice est plus forte et plus libre que la justice.

·              3e réfutation : Thrasymaque insiste sur la distinction de la fonction des arts en tant qu’arts et des avantages procurés à ceux qui les exercent. Comme par exemple l’art de gouverner se propose le bien des gouvernés.

 

2) L’injustice est-elle plus profitable que la justice ?

·              Thrasymaque classe l’injustice avec la vertu et la sagesse.

·              1re réfutation : La justice est plus belle que l’injustice. Le juste l’emporte sur son contraire seulement, il est donc sage et bon.

·              2e réfutation : La justice est plus forte ; l’injustice empêche les hommes d’agir de concert.

·              3e réfutation : L’injuste n’est pas plus heureux que le juste : chaque chose a sa vertu propre ; la fonction de l’âme est de gouverner ; sa vertu est la justice ; l’homme juste vit donc mieux que l’injuste.

 

Conclusion

        On a cherché à qualifier la justice – à savoir si elle est une vertu ou si elle est avantageuse – sans connaître son essence.

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