La symphonie pastorale

par

Résumé

La Symphonie pastorale est une œuvre parue en 1919 et qui prend la forme d’un journal tenu par un pasteur. Celui-ci est marié à Amélie et le couple a quatre enfants : Jacques qui se destine aussi à être pasteur, Charlotte, Claude et un bébé. Ils ont une vieille servante, Rosalie. La famille habite un village dans le rude pays du Jura neuchâtelois, en Suisse.

 

L’action se déroule à la fin des années 1890. Le pasteur et sa famille recueillent une jeune orpheline aveugle de quinze ans. N’ayant pas de nom, Charlotte, la fille du pasteur, l’appelle Gertrude. Amélie, l’épouse, se montre plutôt réticente devant le choix de son mari d’accueillir cette jeune fille.

Gertrude ne sait rien de la vie, ni de ce qui est mal. Le pasteur va en faire une jeune femme intelligente et cultivée, même si au premier abord elle se montre difficile à apprivoiser et à éduquer. Le pasteur demande de l’aide au docteur Martins qui lui conseille de tenir un journal afin de noter les progrès de sa protégée. Le pasteur offre à la jeune fille une éducation protestante et finit par tomber amoureux d’elle. Mais Jacques est aussi épris de Gertrude, et lorsque le pasteur s’en rend compte, restant en revanche aveugle à sa propre inclination, il demande à son fils de partir.

Le pasteur met en pratique la méthode suggérée par le docteur, contre l’avis de sa femme qui s’oppose toujours à cette adoption qu’elle juge malsaine. Gertrude se révèle être très douée, avide d’apprendre, et consciente du bonheur qui lui est offert. Tout l’enseignement prodigué par le pasteur repose sur la lecture de la Bible, sur des passages qu’il a méticuleusement choisis.

Dans son journal, le pasteur revient en arrière et raconte le jour où son fils Jacques s’est subitement occupé de la jeune fille pendant les vacances de Noël. Ils lui ont appris tous deux la lecture du braille et c’est ainsi que Gertrude développe une intelligence hors du commun et affine son sens du toucher, qui devient très aiguisé. Elle acquiert des aptitudes musicales remarquables grâce au développement de sa sensibilité.

Puis, sur les conseils du docteur Martins, Gertrude se fait opérer pour recouvrer la vue. L’opération est un véritable succès et Gertrude s’en réjouit ; elle voit enfin le père et le fils qui l’ont accompagnée et lui ont tant appris, et elle réalise qu’elle est en réalité amoureuse de Jacques et non pas du pasteur. Mais hélas pour elle, entretemps, Jacques s’est converti au catholicisme, s’est fait moine et ne veut plus d’elle.

La jeune femme découvre à travers son nouveau sens tout ce que le pasteur lui avait caché pendant des années pour la préserver. Le monde qui l’entoure n’est pas aussi beau que ce que ce père adoptif lui avait fait croire, et elle comprend que le lien qui l’unit à lui est malsain et nuit à la famille qui l’a accueillie. Après toutes ces découvertes, Gertrude veut se suicider et tente de se noyer. Elle échoue mais l’aventure la marque de séquelles fatales. Elle finira par chasser de son chevet le pasteur avant de fermer les yeux définitivement.

 

Il s’agit là d’un récit fictif rapporté sous la forme du journal intime que tient le pasteur. Tous les évènements et les personnages sont donc évoqués à travers un discours intérieur. Le pasteur fait la lumière sur toute sa vie et sur sa condition de prêtre et d’être humain. André Gide nous offre là une réflexion sur l’aveuglement, celui – physique – de Gertrude, qui l’empêche de voir le monde tel qu’il est, mais également celui du pasteur dont la cécité psychologique l’empêche de voir les aspects malsains de la relation qu’il entretient avec la jeune femme.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Résumé >