Le Défi d’Olga

par

Boris

« Mal rasé, la mine défaite, les yeux battus », voilà comment le lecteur découvre Boris. Il est âgé de cinquante-neuf ans ; « Il avait souvent des bronchites, des crises de rhumatisme ». Il a perdu son père quand il avait sept ans et a été élevé par sa mère. Il est pour Olga « son informateur, sa gazette, un intercesseur entre elle et l'actualité française. » Sa vie sentimentale est un peu compliquée : il ne se décide pas à rompre avec les deux femmes qui ont partagé sa vie d'homme, Viviane et Caroline. Les deux femmes se sont associées dans la gestion d'un restaurant russe et Boris « supervisait la collaboration des deux femmes et vivait en pacha des revenus substantiels de l'établissement. » En dehors de cela, il tient une librairie vieillotte où il met en vente des livres datant de la Russie impériale et où, faute de clients, il occupe son temps dans un atelier de reliure.

Il vit sous la coupe de sa mère, qui le considère pourtant comme un « grand dadais désœuvré » ; « Elle le fascinait et l'effrayait, tel un phénomène de la nature, aux violences imprévisibles. » À peine sorti de la vie conjugale, il ne songe pas à vivre seul et retourne chez cette mère qui le domine. La mère et le fils vivent « unis dans la chaleur et l'odeur d'une communion animale. » Boris ne s'autorise à découvrir le monde – en l'occurrence la Russie d'aujourd'hui – qu'après la mort de sa mère, encouragé par les deux autres femmes de sa vie : « Elles le poussèrent aux épaules pour qu'il rejoignît la cohue des passagers à destination de Moscou. »

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