Le Horla

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Le Horla

C'est l'être invisible, et peut-être irréel, dont le nom donne son titre à la nouvelle. Le narrateur le voit comme une « horrible puissance », et c'est l'être lui-même qui lui souffle son nom : « il me semble qu'il me crie son nom, et je ne l'entends pas... le... oui... il le crie... J'écoute... je ne peux pas... répète... le... Horla... J'ai entendu... le Horla... c'est lui... le Horla... »

Le lecteur peut voir en cette entité un être nouveau, ou une fantasmagorie née du cerveau tourmenté du narrateur, ou encore un double de ce dernier.

L'être nouveau, c'est l'explication rassurante car rationnelle que le narrateur donne aux manifestations qui envahissent son quotidien. Le Horla serait un être invisible, sorte de vampire venu de l'autre côté du monde sur un grand voilier, « un superbe trois-mâts brésilien, tout blanc, admirablement propre et luisant », dont la vision enthousiasme le narrateur, qui lui fait signe : « Je le saluai, je ne sais pourquoi ». Le malheureux a-t-il attiré l'attention du monstre tapi dans les cales du voilier ? En tout cas, le passage du navire marque le point de départ des phénomènes qui vont mener le narrateur à sa perte. D'abord simple présence, la créature va littéralement dépersonnaliser le narrateur en buvant son âme à sa bouche pendant son sommeil : « Cette nuit, j'ai senti quelqu'un accroupi sur moi et qui, sa bouche sur la...

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Dissertation à propos de Le Horla