Le lys dans la vallée

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Deuxième partie : les premières amours

Félix attend 5 jours pour retourner à Clochegourde, pendant lesquels il s'y passe de « grands événements ». Le comte touche une forte rente, acquiert des terres et reçoit des titres honorifiques. Félix retrouve la comtesse le dimanche à la messe et celle-ci lui explique que sa priorité est désormais l'éducation de Jacques. Elle conseille à Félix d'aller à Paris. Celui-ci lui répond par des paroles d'amour et promet d'éduquer Jacques, tout en continuant de l'aimer d'un « amour purifié ». La comtesse l'enjoint de faire fortune et de garder espoir. Lors du dîner qui s'ensuit le jeudi suivant, Félix fait la connaissance de la duchesse, mère de Mme de Mortsauf. Il passe donc de plus en plus de temps à Clochegourde et y découvre la véritable nature tyrannique du comte. Un soir, lors d'un tête à tête avec la comtesse, Félix comprend qu'il ne peut supporter de s'en tenir à l'amitié. Henriette refuse d'entendre parler d'amour. Par la suite, Henriette et Félix communiquent par le langage des fleurs et leur bonheur se poursuit pendant des mois jusqu'aux vendanges, où cette félicité atteint son apogée.

Jacques prend ses premières leçons d'équitations, qui deviennent rapidement un sujet de discorde. Un jour, Félix arrive au beau milieu d'une scène de dispute, où le comte accuse son épouse de le ruiner. Henriette perd connaissance. Les deux hommes se voient obligés de l'étendre et de dégrafer son corset. Félix se trouve finalement en tête à tête avec cette femme aimée. Le comte raccompagne Félix à Frapesles, et ce dernier, horrifié par le traitement que subit Henriette, passe la nuit à lui écrire. Le lendemain, elle lui demande de ne plus lui écrire de pareilles lettres.

En octobre 1814, Félix quitte Clochegourde pour Paris. Henriette lui confie une lettre contenant des conseils s'appuyant sur son expérience de la société. Grâce à ces conseils, il parvient à se faire apprécier du roi. Une lettre de Mme de Mortsauf à son père apprend à Félix que Jacques est malade. Félix part à Gand pour ensuite revenir à Paris, et, poursuivi par les autorités bonapartistes en tant que « fantassin diplomatique », il est obligé de fuir jusqu'à Frapesles où le comte le prend en croupe et le ramène chez lui. Félix est hébergé à Clochegourde et y apprend le désastre de Waterloo. Henriette et lui se renouvellent leurs témoignages de tendresse et leurs retrouvailles leur provoquent une immense joie. La comtesse fait le récit des trois mois de maladie de Jacques mais elle est interrompue par des répliques cruelles de son mari, montrant par la même qu'il n'a point changé. Elle recommande alors à Félix de quitter Clochegourde dès que le roi sera à Paris. La séparation faite dans les larmes est accompagnée d'une promesse de Félix de lui écrire chaque jour.

Dès le lendemain, il devient maître des requêtes au Conseil d'Etat et conquiert une place de confiance auprès du roi, ce qui lui permet de faire la connaissance des personnes les plus influentes du faubourg Saint Germain. Félix reste fidèle dans son amour pour Henriette et ne s'intéresse à aucune autre femme.

En 1817, un congé de 6 mois permet à Félix de retourner en Touraine. Dès son arrivée, Henriette entraîne Félix dans un tête à tête au cours duquel ils se renouvellent leur promesse de tendresse et d'engagement. M. de Mortsauf annonce à Félix qu'il est lui-même tombé malade et fait dès lors preuve, d'un caractère encore plus imprévisible et sanguin qu'auparavant. Henriette considère sa situation comme perdue et pense qu'il la tue à petit feu. Félix tente de lui administrer des conseils pour la protéger. Par la suite, ils vivront ensemble des moments précieux. Cependant, le comte tombe gravement malade et Félix ainsi qu'Henriette se voient contraints de le soigner ensemble avec dévouement pendant cinquante-deux jours, que Félix considère comme les plus beaux de sa vie « Sûre de ma discrétion, Henriette se plut à me relever le pesant rideau qui nous cachait l'avenir, en me laissant voir en elle deux femmes : la femme enchaînée qui m'avait séduit malgré ses rudesses, et la femme libre dont la douceur devrait éterniser mon amour ». Malheureusement, le retour à la santé de M. de Mortsauf est une cause d'inquiétude pour Henriette, qui se considère désormais en danger du fait de ses variations d'humeur. A la vue de cette famille en souffrance, Félix affirme éprouver pour la première fois un état de spleen.

Sur ordre du roi, Félix se voit contraint de retourner à Paris. A son départ, Henriette lui donne ses cheveux, signe d'un engagement affectif. Les travaux que Félix trouve à Paris le forcent à se dérober au monde. Il continue de correspondre avec Mme de Mortsauf.

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