Le lys dans la vallée

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Première partie : les deux enfances

Au début de la première partie, Félix de Vandenesse adresse à sa maîtresse Nathalie de Manerville un récit de son enfance malheureuse où il se sent mal-aimé, délaissé par sa mère, et se réfugie dans un monde de livres. Après plusieurs années passées en pension, il retourne vivre chez ses parents en raison de l'agitation qui règne à Paris durant la chute du Second Empire (1814). Félix est alors envoyé par sa mère à un bal organisé en l'honneur du duc d'Angoulême. Il tombe dès lors éperdument amoureux d'une femme qu'il y rencontre. Devant l'apathie qui s'ensuit, sa mère décide de l'envoyer à Frapesle, « château situé sur l'Indre entre Montbazon et Azay-le-Rideau ». Félix se lance alors dans la visite des châteaux aux alentours et le premier qu'il découvre est celui de la femme aimée « Elle était, comme vous le savez encore, LE LYS DE CETTE VALLEE, où elle croissait pour le ciel, en la remplissant des parfums de ses vertus ». Le castel a pour nom Clochegourde et appartient au comte de Mortsauf. Son hôte lui apprend que la comtesse s'y rend rarement et l'emmène visiter le lieu et rencontrer Mme de Mortsauf. Celle-ci les invite à dîner et leur présente son époux et ses deux enfants Jacques et Madeleine, qui ont une apparence maladive. Le lendemain, lors d'une promenade matinale, Félix rencontre le comte qui l'invite à voir couper les seigles. Les deux hommes se rendent au castel, où ils trouvent Mme de Mortsauf soignant les deux enfants malades. Le comte l'accuse injustement de ne pas savoir s'en occuper. Les deux hommes vont finalement se promener et sympathisent. Félix décide alors de rester à Frapesle et écrit à sa mère pour le lui annoncer.

Dès le début de son séjour, Félix se rapproche du comte et découvre alors un homme colérique et imprévisible. « C'était un qui-vive continuel. Je tombai donc sous le despotisme de cet homme. Mes souffrances me firent deviner celles de Mme de Mortsauf. (…) La comtesse et moi nous éprouvâmes par la douleur ». La comtesse et Félix commencent donc à se rapprocher discrètement, ce dernier prétextant des parties de trictrac pour lui rendre des visites quotidiennes. Le comte se montre tyrannique et humiliant en lui enseignant ce jeu. Rapidement ruiné, Félix se voit obligé de mettre fin à ses soirées et d'apprendre le trictrac avec l'aide de son hôte M. de Chessel. Dès lors, il peut conduire les parties à son gré, ce qui lui vaut l'affection de la comtesse. Un soir, le comte est pris d'une crise nerveuse, obligeant Mme de Mortsauf à lui donner du pavot et à le coucher. La comtesse et Félix se retrouvent ainsi en tête à tête et elle lui reproche son attitude déplacée lors du premier bal. Rapidement, la conversation glisse vers des confidences plus intimes, qui leur font mesurer la similitude entre leurs deux enfances et leurs deux vies. Félix promet de ne pas abuser de l'amitié qu'ils se vouent et à garder secret son amour.

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