Le lys dans la vallée

par

Troisième partie : les trois femmes

Cinq mois après avoir quitté Clochegourde, Félix reçoit une lettre où il apprend que les deux enfants ont été très gravement malades et que la comtesse est épuisée par les humeurs de son époux. Dans le même temps, Félix est charmé par une riche et belle anglaise, Lady Arabelle Dudley. La nouvelle de leur aventure se répand rapidement, bien que Félix aime encore Henriette. Cette dernière apprend la liaison et cesse de répondre aux lettres. Félix décide donc de se rendre à Clochegourde, où il est accueilli avec froideur par Henriette, contraste fait avec l'amitié exagérée du comte. Ce dernier affirme ne plus avoir que six mois à vivre. Félix découvre également que la comtesse est très affaiblie et souffre physiquement. Cette dernière lui refuse désormais l'honneur de l'appeler Henriette (symbole de leur intimité) et exprime des doutes quant à l'existence qu'elle a menée jusque-là, qu'elle pensait vertueuse (à savoir se sacrifier pour son mari et ses enfants). La comtesse décide de venir en voiture avec Félix pour rencontrer Arabelle. Les deux femmes s'observent et se jugent mutuellement. En apercevant sa rivale, Arabelle disparaît. Félix la retrouve et vit une scène de jalousie car Arabelle souhaite que Félix l'aime autant qu'elle l'aime. Elle le persuade de retourner à Clochegourde dire au revoir à Henriette, qu'il trouve éteinte, débarrassée de l'illusion et épuisée par la passion.

De retour à Paris, Félix et Arabelle redeviennent aussi intimes que par le passé, mais pour peu de temps. Leur relation s'altère en raison de la dureté d'Arabelle, mais aussi du souvenir que Félix conserve des doux moments à Clochegourde. Bientôt, il apprend qu'Henriette se meurt et se rend au plus vite à son chevet. Il pense qu'elle meurt de chagrin par sa faute. Lors de leur dernière entrevue, la comtesse déjà agonisante rêve vainement à un avenir commun débarrassé de tout souci. Sa souffrance allant croissant, reflétant son combat intérieur, le médecin lui administre de l'opium. Dans le même temps, Félix découvre que les deux enfants souffrent de la même maladie que celle qui consume la comtesse, probablement la phtisie. Madeleine accuse Félix de la mort de sa mère, après que cette dernière lui ait donné son absolution. Henriette meurt au terme d'une ultime confession, comme une sainte ou un ange, dans la vertu la plus complète, en demandant pardon à son époux si elle a pu faillir : à ses devoirs, à Félix si elle lui a causé des douleurs et à ses gens si elle les a brusqués. Le surlendemain ont lieu les obsèques. Félix sent que sa présence devient importune à Clochegourde, surtout devant l'hostilité de Madeleine. Il découvre alors la lettre que Mme de Mortsauf lui avait adressée et qu'il devait n'ouvrir qu'après sa mort : il y découvre la jalousie d'une femme blessée, qui s'est consumée d'un amour qu'elle refusait par volonté de rester vertueuse. Pour ne pas faillir, elle avoue avoir placé Madeleine entre eux et les avoir destinés l'un à l'autre « La jalousie a fait la large brèche par laquelle la mort est entrée ». Elle lui demande enfin d'être charitable et attentionné envers M. de Mortsauf. Félix se doit de continuer l’œuvre d'Henriette à Clochegourde mais l'hostilité de Madeleine le résout à abandonner. A son retour à Paris, il se sépare d'Arabelle et se réfugie dans le travail et la littérature.

Peu de temps après, Félix rencontre Natalie de Manerville dont il s'éprend, quand bien même il reste plongé dans le souvenir de son amour pour Henriette.

A la réception de ce récit, Natalie de Manerville répond par une lettre de rupture très dure, achèvement de ce « roman d'éducation » où elle avoue ne pouvoir rivaliser avec le souvenir de ces deux femmes et préférer ne pas s'engager dans une relation vouée à l'échec.

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