Le médecin volant

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Résumé

Scène première

Deux jeunes gens, Valère et Lucile, s’aiment. Sabine, la cousine de Lucile, informe Valère que le père de son aimée, Gorgibus, veut la marier à un certain Villebrequin. Pour retarder le mariage, Sabine feint d’être malade, et Sabine suggère à Valère de dénicher un médecin qui prescrirait à la jeune fille de se retirer dans un pavillon au bout du jardin où les amants pourraient se retrouver. Selon elle, Sganarelle, le valet de Valère, pourrait faire l’affaire, même si Valère a des doutes : pour lui, c’est un lourdaud.

 

Scène II

Valère s’entretient avec son valet Sganarelle, survenu à propos. Même si contrefaire le médecin lui paraît d’abord une tâche difficile, Sganarelle se laisse convaincre au son de dix pistoles : « je ferai aussi bien mourir une personne qu’aucun médecin » découvre-t-il soudain. Valère le rassure : Gorgibus, qu’il faut tromper, est un homme grossier facile à étourdir de quelques références. Il ne manque plus à Sganarelle que l’habit.

 

Scène III

Gorgibus ordonne à son valet Gros-René d’aller chercher un médecin. Celui-ci reproche à son maître de vouloir marier sa fille à un vieillard et déplore le retard de la noce dont il envisageait déjà les agapes. S’il va chercher un médecin, dit-il, c’est donc autant pour Lucile que pour lui-même.

 

Scène IV

Sabine introduit Sganarelle à son oncle Gorgibus. Le valet, habillé en médecin, commence par asséner une évidence qui lui est inspirée dit-il par Hippocrate et Galien : « une personne ne se porte pas bien quand elle est malade », puis se vante lourdement en enchaînant les adjectifs qui en imposent, le latin de cuisine et diverses formules qui lui donneront pensent-ils un air cultivé. Après avoir fait mine de s’intéresser au sang du père, il veut voir l’urine de la fille, qu’il goûte par zèle, et il assène : « il y en avait trop peu pour asseoir un bon jugement : qu’on la fasse encore pisser » – et copieusement ajoute-t-il, mais il est toujours déçu des quantités qu’on lui apporte. Il enchaîne : « voilà une pauvre pisseuse que votre fille », à qui il faut donc « une potion pissative ».

 

Scène V

Sganarelle consulte Lucile. Après avoir invoqué Ovide, un « grand médecin » donc, puis évoqué la mélancolie et la bile, Sganarelle se dit prêt à faire une ordonnance. Il prescrit du divertissement à la campagne et tous sortent pour visiter le jardin.

 

Scènes VI et VII

Un avocat, ayant appris la maladie de Lucile, vient proposer ses services au père, qui vante alors Sganarelle, un « savant homme » que l’avocat désire voir.

 

Scène VIII

L’avocat vante l’art de la médecine devant Sganarelle, qui essaie maladroitement de compléter une citation latine de son interlocuteur. Alors que l’avocat s’éclipse, craignant de faire perdre son temps à l’auguste savant, Gorgibus, se fiant toujours au grand savoir de Sganarelle, lui demande ce qu’il a pensé de l’homme de loi, que le valet diminue tout en se vantant.

 

Scènes IX et X

Valère, qui craint l’issue de la mascarade, rencontre son valet, qui l’informe que tout a fonctionné comme prévu, tout en confirmant que Gorgibus est en effet un beau lourdaud.

 

Scène XI

Gorgibus survient, qui voit Sganarelle en valet. Celui-ci se fait alors passer pour Narcisse, son frère jumeau, avec lequel il est fâché. Mais il en fait trop, se plaint de sa situation, et Gorgibus en vient à promettre de les rabibocher.

 

Scène XII

Gorgibus retrouve Sganarelle, habillé en médecin, qui à l’évocation de son frère le traite de coquin et d’ivrogne. Mais Gorgibus dit avoir promis de plaider sa cause et Sganarelle fait le généreux : « allez, touchez là : je lui pardonne ». Gorgibus part donc chercher « Narcisse ».

 

Scènes XIII et XIV

Valère exprime sa satisfaction : son valet lui a rendu un fier service. Sganarelle le fait fuir alors qu’arrive Gorgibus, qui tient à voir les deux frères s’embrasser. Il enferme donc « Narcisse » chez lui. Sganarelle se sent piégé mais il compte bien « pouss[er] la fourbe jusques au bout », en tant que « roi des fourbes ».

 

Scène XV

« Narcisse » saute par la fenêtre – ce faisant il se fait surprendre par Gros-René – et Gorgibus peut donc retrouver Sganarelle en médecin ; il l’invite chez lui pour l’y voir embrasser son frère. D’un côté Sganarelle en médecin se montre complaisant malgré ses réticences premières, de l’autre « Narcisse » dit craindre les reproches de son frère, et finalement Gorgibus croit les entendre parler ensemble chez lui, au gré d’un jeu qui se met en place autour de la fenêtre. Mais le valet Gros-René pousse son maître à voir la supercherie – même si cela prend du temps. Sganarelle révèle alors que Lucile est en effet en compagnie de son maître par sa faute, mais il vante les qualités de celui-ci pour le faire considérer par le père comme un bon parti.

 

Scène XVI

Les amants les rejoignent ; Gorgibus leur pardonne et invite la compagnie à aller nocer.

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