Le petit Nicolas

par

De l'humour omniprésent

L’œuvre illustre plusieurs types de comique. Le comique de parole tout d'abord est omniprésent, les personnages parlent sans cesse, et cela représente la plus grande part des écrits. Les héros ont chacun leurs petites expressions favorites – « C'est drôlement chouette ! », « Tu veux mon poing sur ton nez ? » –, des réactions qui leur sont propres – « Ça ne l’a pas empêché, Agnan, de se mettre à pleurer et à hurler qu’il ne voyait plus, que personne ne l’aimait et qu’il voulait mourir. » –, etc. Des termes enfantins tel que « chouette », « pas l'air contente » et « zut alors ! » font sourire car ils révèlent une certaine innocence et que l'on imagine parfaitement les personnages principaux les prononcer. Ils sollicitent davantage l’expérience du lecteur qu’une littérature plus écrite, recherchée, qui le tient plus éloigné.

Le comique de situation tient également une grande place dans ces histoires. En effet, les bêtises des enfants, leurs réactions, sont décrites avec humour et sont souvent cocasses : « Le seul qui est resté, c’est Rufus. Avec son sac, il ne voyait pas ce qui se passait et il a continué à crier : “Hou ! Je suis le fantôme”, et c’est la maîtresse qui lui a enlevé le sac. Il a été drôlement étonné, Rufus. » Ces blagues d'enfants sont communes mais restent pourtant très drôles ; c'est d'ailleurs la facilité que l'on a à se les représenter qui permet au lecteur d'apprécier pleinement la situation qui lui est décrite.

Inscrivez-vous pour continuer à lire De l'humour omniprésent >

Dissertation à propos de Le petit Nicolas