Le Premier Homme

par

La grand-mère

Lorsque Jacques Cormery retourne dans son village natal de Solférino, sa grand-mère est décédée. Mais les souvenirs d’elle que Jacques Cormery passe en revue donnent à ce personnage une présence bien réelle. Elle devient de fait l’un des personnages principaux de l’œuvre.

Elle est présentée comme étant une femme tyrannique et autoritaire, une présentation qui est renforcée par son rôle de figure d’autorité de la famille. Par exemple, c’est elle qui accueille le professeur de Jacques lorsque ce dernier vient discuter de sa scolarité. C’est elle qui lui ouvre la porte et prend la parole. Elle s’occupait également des comptes de la famille et c’est d’une main de fer qu’elle dirigeait le foyer. Le narrateur raconte comment elle lui interdisait de jouer avec ses amis pour empêcher l’usure de ses souliers et comment elle le battait avec un nerf de bœuf lorsqu’il enfreignait sa loi.

« La grand-mère gérait l’argent du ménage, et c’est pourquoi la première chose qui frappa Jacques fut son âpreté, non qu’elle fût avare, ou du moins elle l’était comme on est avare de l’air qu’on respire et qui vous fait vivre. C’était elle qui achetait les vêtements des enfants. La mère de Jacques rentrait tard le soir et se contentait de regarder et d’écouter ce qui se...

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