Le Premier Homme

par

La quête d’identité

L’œuvre retrace également la quête d’identité de Jacques Cormery, qui revient dans sa ville natale pour la mener. Le lecteur peut donc aisément s’identifier au personnage, puisque la recherche de son identité est une motivation universelle et propre à tous les hommes – une recherche qu’il entreprend en tentant d’abord de cerner l’identité de son père pour mieux comprendre son identité à lui.

« C'est à ce moment qu'il lut sur la tombe la date de naissance de son père, dont il découvrit à cette occasion qu'il l'ignorait. Puis il lut les deux dates, « 1885-1914 » et fit un calcul machinal : vingt-neuf ans. Soudain une idée le frappa qui l'ébranla jusque dans son corps. Il avait quarante ans. L'homme enterré sous cette dalle, et qui avait été son père, était plus jeune que lui. »

L’absence du père, métaphoriquement, peut également être considérée comme un élément universel. Il s’agit en effet d’un thème longuement abordé dans l’œuvre, puisqu’elle est dédicacée « à toi qui ne pourras jamais lire ce livre ». Le besoin de retracer ses origines pour avoir conscience de son identité est essentiel, et c’est en ça que ce thème est abordé d’un angle universel, mais aussi parce que par l’absence de son père mort avant qu’il naisse, Jacques Cormery (Camus) fait l’expérience de l’absurdité. En effet, le narrateur nomme son père « l’enfant assassiné », car il mort à l’âge de vingt-neuf ans, et le personnage en a, au moment de l’œuvre, quarante. Que Jacques Cormery soit en quelque sorte plus vieux que son père le...

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