Le réveillon du jeune tsar

par

Léon Tolstoï

Chronologie : Vie & Regards sur les œuvres principales

 

1828 : Léon Tolstoï (ou Lev Nikolaïevitch Tolstoï) naît au domaine d’Iasnaïa Poliana, près de Toula, dans l’ouest de l’Empire russe, d’un comte et d’une comtesse. Celle-ci meurt avant les deux ans de l’enfant, le père à ses neuf ans. La fratrie Tolstoï s’installe chez une tante à Kazan en 1841, et à seize ans le jeune homme commence à étudier à la faculté de philosophie de la ville, section philologie arabe et turque, puis à celle de Droit l’année suivante, où il n’apprécie guère l’enseignement. En 1947, sans avoir achevé ses études, il revient donc au domaine d’Iasnaïa Poliana dont il a hérité, où il souhaite mener une vie de gentilhomme propriétaire. Cette année-là il commence à écrire le journal qu’il tiendra jusqu'à sa mort, et qui illustre sa volonté de perfectionnement physique, intellectuel et moral. On y lit en outre ses rêves de gloire, la lutte qui l’habite à l’époque entre les plaisirs immédiats – le jeu notamment – et la quête de vertu.

1851 : Souffrant de l’écart entre ses aspirations et la faiblesse de sa volonté, Tolstoï rejoint son frère et partage la vie des officiers d’artillerie dans le Caucase, où les Russes consolident leurs conquêtes. Il participe à des opérations comme volontaire civil, puis élève-officier et enfin aspirant. Il se consacre en même temps à l’écriture d’une trilogie dont le premier tome, Enfance, paraît en 1852 dans Le Contemporain, revue radicale, libérale et occidentaliste. Le succès rencontré l’encourage à continuer d’écrire. Deux tomes suivront : Adolescence (1854) et Jeunesse, jamais terminé. Ce sont ses propres débuts dans la vie que décrit ici l’auteur, sans mettre en place d’intrigue romanesque, à travers le personnage de Nikolenka Irtenev, son alter ego dont l’âme est longuement analysée par Tolstoï. Après avoir rejoint l’armée de Crimée le jeune homme assiste au siège de Sébastopol (1854-1855) en tant que sous-lieutenant. Cette expérience lui inspire ses Récits de Sébastopol, qui paraissent en 1855 dans Le Contemporain. Au-delà de la chronique des évènements l’auteur décrit l’esprit des soldats, dont il exalte l’héroïsme sans l’idéaliser. En effet il commence à exprimer l’incompatibilité entre la guerre et les exigences de la conscience humaine et de la morale chrétienne. Ces récits, par leur ton nouveau, font sensation.

1856 : Plusieurs récits paraissent cette année-là. Deux hussards...

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Dissertation à propos de Le réveillon du jeune tsar